
Dans la crise, la stabilité est nécessaire. Par conséquent, ce serait le mauvais moment pour bricoler avec les impôts. Que ce soit à la hausse ou à la baisse, explique le directeur de l'UEL, l'Union des entreprises luxembourgeoises. Jean-Paul Olinger est peu enthousiasmé par un "impôt corona" tel que le LSAP en a lancé l'idée. La consommation doit être relancée. Le débat fiscal reviendrait toujours sur le tapis. Selon Jean-Paul Olinger, il y aurait déjà beaucoup de taxes au Luxembourg.
A propos de l'impôt sur la fortune, le directeur de l'UEL a dit que la France avait converti son impôt sur la fortune en impôt foncier. En ce sens, l'Union des entreprises luxembourgeoises n'est pas formellement opposée à une réforme de la taxe foncière, la taxe sur la propriété de terrains. Au Luxembourg, la taxe foncière serait "certainement un bon instrument pour instaurer la justice fiscale," a dit Jean-Paul Olinger. Selon lui, les communes auraient déjà relativement beaucoup de liberté pour intervenir contre les logements et les terrains laissés vacants, mais c'est une discussion que les responsables politiques n'aimeraient guère mener.
En ce qui concerne la gestion de la crise, Jean-Paul Olinger a déclaré qu'il faudrait se concentrer sur ce que nous pouvons faire. Ce serait d'un part accélérer la campagne de vaccination et d'autre part rouvrir l'économie et soutenir la relance par des investissements.