
L'eurodéputé et candidat tête de liste DP aux élections européennes siège depuis 22 ans au Parlement européen.
Il est presque certain que "les partis d’extrême droite et populistes vont progresser, mais cela ne suffira pas pour une majorité." Il appartiendra donc aux quatre groupes politiques modérés (le PPE avec le CSV, le S&D avec les socialistes, Renew avec le DP et les Verts) de former une coalition forte pour faire contrepoids. Charles Goerens "ne recommande pas de suivre une voie en zigzag, comme le fait la présidente de la Commission Ursula von der Leyen" en flirtant avec les groupes parlementaires de droite.
Les chantiers sont nombreux au sein de l'Union européenne, à commencer par les institutions. Afin de protéger l'état de droit, l'UE a besoin à chaque fois d'une unanimité. "Cela ne fonctionne plus." C'est pourquoi "l'unanimité doit disparaître", même en politique étrangère et sur les questions fiscales, selon Charles Goerens. L'Union européenne a également besoin d'un véritable ministre des Affaires étrangères. C'est seulement ainsi qu'elle pèsera suffisamment sur le plan géopolitique.
"Le marché intérieur ne fonctionne pas bien non plus." Actuellement il est "laminé entre le protectionnisme américain et le dumping chinois." Si depuis la fondation de l'UE, le pouvoir d'achat y a progressé de 30%, chez les Américains, il a augmenté de 60%. C'est pourquoi l'eurodéputé libéral réclame une union des marchés financiers. Il faut permettre aux épargnants européens de placer leur argent ici. Près de 300 milliards sont actuellement placés aux États-Unis et avec cela on finance la vente de notre propre substance industrielle.
L'eurodéputé a récemment été accusé de s'être comporté comme un "vieil homme blanc" envers sa co-tête de liste. Amela Skenderovic avait critiqué dans un post Instagram supprimé depuis, le fait que le DP ne soutienne pas la reconnaissance de la Palestine. Charles Goerens avait ensuite évoqué le fait que la jeunesse était trop impatiente et qu'elle "décrochait" face à une diplomatie complexe.
Charles Goerens n'accepte absolument pas les critiques adressées par des jeunes femmes de l'opposition, à savoir qu'il ne prend pas la jeunesse au sérieux. En ce qui concerne le Proche Orient, on ne peut pas obtenir une solution immédiate, même si beaucoup le réclame. Il peut aussi comprendre l'impatience, mais il se réjouirait si l'on parlait du fond et que l'opposition ne se laisse pas aller à un "déterminisme lié à l'âge". Une journaliste a d'ailleurs déclaré qu'il n'était pas acceptable d'interpréter dans les propositions de Charles Goerens quelque chose qu'il n'a pas dit, a ajouté le député européen.