
En août, après que le site reporter.lu ait révélé l'information, le Conseil d'Etat avait saisi son comité de déontologie.
Dans sa délibération publiée mardi, le Conseil d'Etat se réfère notamment à la loi relative à son organisation, qui oblige ses membres à la confidentialité. Il cite également un extrait des conclusions de son comité de déontologie, qui avait souligné que "Monsieur Lux aurait dû prendre les précautions nécessaires afin de prévenir tout risque de discrédit pouvant être répercuté sur l’institution". Le Conseil d'Etat est ainsi parvenu à la conclusion que Lucien Lux "a enfreint les obligations qui s’imposent à lui" et "vu la gravité des faits", la haute instance a prononcé une réprimande à son encontre.
Le Conseil d'Etat peut décider quatre types de sanctions disciplinaires à l'encontre de ses membres, qui sont, par ordre croissant de gravité: l'avertissement, la réprimande, l'exclusion temporaire et la révocation avec perte du titre. Lucien Lux n'a donc pas écopé de la sanction la plus légère. C'était la première fois que le Conseil d'Etat devait saisir son comité de déontologie.
Interrogé par RTL, Lucien Lux a déclaré qu'il ne fera pas appel de la décision et "il promet qu'à l'avenir il n'y aura pas de carton jaune-rouge."