
Le ministre des Affaires intérieures Léon Gloden se comporte comme le "méchant shérif" du film Robin des bois, dit le député des Pirates, Marc Goergen. L'élue verte Sam Tanson qualifie le politicien CSV, après ses propos tenus lundi sur l'antenne de RTL, de "cow-boy", qui tire tout autour de lui et cherche partout des fautes, mais pas chez lui-même.
Lundi matin sur RTL, Léon Gloden avait qualifié d'"appel à l'aide" la lettre de la Procureure générale Martine Solovieff, dans laquelle elle déplorait que l'application de l'interdiction de la mendicité mobilise un trop grand nombre d'agents de la police judiciaire, qui doivent par conséquent laisser plus de 1.200 autres dossiers en suspens. Le ministre avait poursuivi sa critique plutôt acerbe en soulignant que cela "montre que les gouvernements précédents n'ont rien fait". En revanche CSV et DP agissent à présent et l'opposition veut déprécier ce travail par des déclarations populistes.
Son ton montrait que le ministre CSV était nerveux, souligne de son côté le député LSAP Franz Fayot. Selon lui, une crise institutionnelle est manifeste si une Procureure générale doit demander au ministre compétent de réaffecter les agents de la Police judiciaire à leurs propres dossiers. Pour Franz Fayot, les actes de Léon Gloden sont du pur activisme: ainsi, il tenterait, à la demande de la bourgmestre DP de "nettoyer la capitale". Franz Fayot se demande aussi où reste la ministre de la Justice dans tout ce dossier.
Sam Tanson parle également d'activisme, qui tourne au chaos. Dans le dossier de l'interdiction de la mendicité, le gouvernement a fait l'erreur de prendre spontanément des décisions sans avoir consulté au préalable les gens qui doivent les appliquer. L'ex-ministre verte de la Justice attendait une réponse plus souveraine du ministre des Affaires intérieures aux critiques de la Procureure générale et souhaite le retour à "une politique paisible".