
Il faut tirer les bonnes leçons de la crise, malheureusement rien ne vient du côté politique sur les questions essentielles, selon l'OGBL dont le comité national s'est réuni mardi.
Une de ces leçons est, selon le syndicat, d'investir et en aucun cas de faire des économies comme lors de la crise précédente. Ce qui implique un renforcement du pouvoir d'achat, et le syndicat de déplorer que les allocations familiales soient seulement réindexées, sans que la perte de valeur depuis la désindexation de 2006, ne soit compensée.
Le syndicat regrette aussi que le ministère de l'Enseignement supérieur veuille geler l'enveloppe budgétaire pour les centres de recherche de l'Université du Luxembourg.
Autre leçon à tirer de la crise: la société doit lutter contre les inégalités aggravées par la crise. Le syndicat se sent confirmé dans cette analyse par les récentes recommandations en matière fiscale de plusieurs institutions internationales, telles que le FMI, par exemple.

Dans ses revendications, la présidente de l'OGBL, Nora Back, a rappelé l'indexation des barèmes fiscaux, l'introduction de niveaux supplémentaires et l'allègement des tranches de revenus inférieures. Il faudrait en outre augmenter les impôts sur le capital.
Elle a plaidé pour un impôt foncier progressif, mais aussi pour une taxe sur la spéculation et pour un droit de succession à partir de deux millions d'euros. Il faudrait enfin taxer les grosses multinationales et ne pas toujours en venir à des réductions d'impôts pour les entreprises.
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