
C'est la bonne orientation, mais avec très peu de concret: c'est ainsi que l'OGBL résume dans un communiqué le discours sur l'état de la nation et le projet de budget 2022 déposé la semaine dernière à la Chambre.
C'est précisément maintenant qu'il y aurait beaucoup de choses à faire, selon le syndicat. L'OGBL a constaté une série de contradictions dans le discours du Premier ministre et il considère aussi certains aspects d'un oeil critique. Par exemple: les efforts d'investissement n'iraient pas suffisamment loin dans les transports publics, dans le logement et en matière de politique climatique.
Il manquerait toujours un échelonnement social au niveau des primes publiques pour le logement. Cela vaudrait également pour l'électromobilité.
L'OGBL qualifie par ailleurs le "bureau du citoyen pour le climat" annoncé, d'"effet de manche", alors que les syndicats représentatifs auraient été dernièrement écartés de l'organe consultatif prévu dans la loi sur la protection du climat.
Pour le syndicat, les annonces en matière de logement ne vont pas assez loin non plus. L'annonce que le secteur public devrait devenir le "plus grand acteur du logement" serait dépassée. Dans le même temps, l'OGBL regrette que le gouvernement n'aille pas plus loin maintenant dans la taxation progressive des terrains à bâtir.
L'OGBL rappelle par ailleurs qu'il a fallu sept ans pour mettre en oeuvre la revendication des syndicats d'une réindexation des allocations familiales, mais qu'une revalorisation ultérieure de 7,7% avait été demandée.
Vu la hausse des prix énergétiques, l'augmentation de la taxe carbone devrait vraiment être compensée. L'augmentation de 200 euros de l'allocation de vie chère serait loin de suffire.