Luxdidac du 6 au 8 juinL'intelligence artificielle dans l'enseignement au coeur des discours inauguraux

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Luxdidac est une foire organisée chaque année par les syndicats d'enseignants SNE et Feduse, qui présente le nouveau matériel didactique destiné à l'enseignement.

Cet événement a habituellement lieu en septembre et les syndicats profitent alors de son ouverture officielle pour exprimer leurs revendications. Ce n'était pas le cas cette année, où le salon se tient au Forum Geesseknäppchen du 6 au 8 juin et la rentrée syndicale est encore loin.

Les discours inauguraux n'ont donc pas été combatifs, mais ce fut l'occasion de s'interroger à propos des effets de l'intelligence artificielle sur l'enseignement. Les médias numériques confrontent les écoles et les enseignants à de grands défis, a dit le président du SNE, Patrick Remakel. Chat GPT, par exemple, pourrait être un complément précieux dans le domaine scolaire, qui soulève cependant aussi un certain nombre de questions.
"L'intelligence artificielle offre un nombre énorme de possibilités, dont nous ne pouvions que rêver jusqu'à présent, mais en même temps, elle pose au système éducatif des défis complètement nouveaux. Comment l'école va-t-elle gérer ce phénomène? L'école doit-elle s'inquiéter pour la conception de l'enseignement? Quelles seront les répercussions sur la profession d'enseignant?"

Selon le ministre de l'Education, Claude Meisch, il faut aborder de manière extrêmement nuancée des révolutions telles que celle de l'intelligence artificielle. Rien ne serait jamais complètement mauvais ni complètement bon. Si l'école continue d'évoluer avec son temps, il y a, pour lui, des bases auxquelles il faut s'en tenir.

"Ce qui définit l'homme aujourd'hui le définit aussi, parce qu'il sait lire et écrire. De même que la façon dont le cerveau de chaque adulte fonctionne, fonctionne parce que nous avons tous appris à lire et à écrire dans nos jeunes années et nous avons ainsi formé notre cerveau. (..) Si nous disions maintenant que l'enfant n'a plus besoin de cela, parce que la machine le fait encore mieux, alors nous serions des êtres humains différents dans les prochaines générations et il ne s'agirait pas d'un objectif attractif pour moi."

Personnellement, Claude Meisch se dit également convaincu qu'il faut accorder encore plus d'attention aux compétences humaines de l'enfant et les développer davantage. Pour que l'être humain puisse conserver sa place dans le monde numérique et qu'il ait des compétences qui ne peuvent pas être remplacées par des machines. Il faut mettre en avant la créativité, la pensée critique, la collaboration et la communication.

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