
En 2019, la rémunération totale des salariés frontaliers représente 10,3 milliards d'euros. Mais si l'on parle de cotisations sociales, les frontaliers restent une aubaine pour le Luxembourg. En effet, leurs revenus ont généré des cotisations sociales dont le montant dépasse les prestations sociales payées aux non-résidents de 154 millions d'euros.
Le nombre de frontaliers actifs reste supérieur à celui des frontaliers retraités. Le Luxembourg n’est pas le seul pays en Europe concerné par le phénomène des travailleurs frontaliers. En 2019, la Suisse, l’Allemagne et les Pays-Bas ont versé plus de rémunérations à l’étranger que le Grand-Duché.
En quinze ans, le nombre de frontaliers entrants au Luxembourg augmente de 3,9% en moyenne par année. Ces quatre dernières années, la hausse du nombre des frontaliers a même accéléré (+4,3% en moyenne et +4,6% en 2019).
Parmi les frontaliers salariés au Luxembourg, les Français sont toujours les plus représentés, avec 52% du total. La part des ressortissants Allemands a augmenté de 22% à 24%. En revanche, celle des résidents Belges a baissé de 27% à 24% et se trouve désormais à égalité avec celle des résidents Allemands.
Le nombre de frontaliers sortants du Luxembourg (13 159) en 2019, est beaucoup plus faible que celui des frontaliers entrants (200 721). Mais en réalité, il n’y a que 1 573 personnes qui traversent effectivement les frontières pour travailler en France, en Belgique, ou en Allemagne.
88% des frontaliers considérés comme sortants travaillent auprès d’institutions internationales. Seuls les 12% restants se rendent effectivement au travail dans l’un des trois pays limitrophes du Luxembourg.
En 2019, les frontaliers français ont touché environ 10.400 euros de moins par an que leurs collègues belges et presque 8 700 euros de moins que leurs collègues allemands.
Cet écart s'explique par les métiers exercés. Par rapport aux frontaliers belges et allemands, les frontaliers français sont surreprésentés dans des activités moins bien rémunérées comme par exemple le secteur de l’Horeca, ou le commerce.