
Le tout nouvel hôtel entre les deux lacs de Weiswampach devrait ouvrir au public cet été, plus précisément au mois de septembre. L'arrivée de l'hôtel proposera également plusieurs activités comme du ski nautique sur le lac inférieure ainsi qu'une buvette. Dans une prochaine phase de développement, une centaine de chalets de vacances sera également disponible sur le site de l'ancien camping, avec une soixantaine d'emplois à la clé.
Les chambres de l'hôtel ont été, en partie, vendues à des particuliers. Ce concept permet aux propriétaires de ne pas s'occuper de l'entretien de leur bien, mais également de profiter d'avantages fiscaux plus intéressants que lors de de l'achat d'un appartement par exemple. Sur les 89 chambres, environ 80% d'entre elles ont été vendues, mais il est également possible que le groupe Lamy, gestionnaire du projet, en conserve certaines dans son portefeuille.
Du côté de la commune, le bourgmestre pense pouvoir également profiter de cette nouvelle offre touristique. Des plus petites infrastructures devraient faire leur arrivée autour du lac comme l'agrandissement de la plaine de jeux, un parc pour chiens ou des infrastructures sportives. Les autorités locales souhaitent que l'accès au lac soit garanti au public sans compromis, les conventions étant très claires entre les responsables de la ville et le gestionnaire de l'hôtel.
C'est justement cette question qui a été régulièrement discutée ces dernières années, avec la peur d'une réduction partielle de l'accès au lac en raison des activités nautiques.
Une opposition au projet s'était d'ailleurs formée au sein du Conseil communal tout comme dans la population. Une initiative citoyenne avait même vu le jour en avril 2019 ainsi qu'une pétition afin d'organiser un référendum sur le projet. Malgré plus de 60% des votes en défaveur du projet, les travaux ont commencé en novembre 2020, le résultat du référendum n'étant pas contraignant aux yeux de la commune.
À l'époque, les responsables entourant le bourgmestre Henri Rinnen avaient argumenté que le projet était trop avancé et qu'il avait été validé par le ministère de l'Intérieur.
Des nos jours, le projet hôtelier a su s'imposer au sein d'une majorité de la population ainsi qu'auprès du président de l'initiative citoyenne qui siège désormais au Conseil communal.