
Serge Wilmes a déclaré: "c'est toujours satisfaisant en tant que Gouvernement de pouvoir trouver un accord dans le cadre d'un dialogue social. Les négociations se sont passées de manière calme et objective, ce qui prouve bien que ce dialogue social fonctionne et le résultat est très raisonnable".
En ce qui concerne l'augmentation de 2,5% du point indiciaire sur deux ans, le ministre a précisé que des limites existent notamment avec des critères sociaux et financiers que les autorités ne voulaient pas dépasser. "Ces limites ont été acceptées par les syndicats lors d'une discussion objective et constructive" a insisté Serge Wilmes qui a avoué que la CGFP avait demandé plus, sans pour autant revenir sur ces revendications mais en précisant que "d'importants compromis ont été réalisés".
Ces coûts supplémentaires que l'État s'apprête à endosser sont "tout à fait acceptables". Ces deux prochaines années, les autorités comptent 108 millions de dépenses en plus, net, après retour des impôts. L'imposition de ces salaires représente environ un tiers de cette somme.
Pour Serge Wilmes, le recrutement se fait le plus difficilement dans les secteurs de l'enseignement et de la police, même si le personnel enseignant bénéficie désormais des heures supplémentaires entièrement payées.
Le ministre de la Fonction Publique est d'avis que l'État en tant qu'employeur doit proposer de bonnes conditions de travail, c'est pour cette raison qu'une augmentation du point indiciaire tombe au bon moment, malgré des conditions optimales déjà en place.
"On peut difficilement comparer la fonction publique au secteur privé, et lorsque l'on parle d'argent, la discussion est souvent empreinte d'une certaine émotion, mais il faut toujours faire en sorte que la situation générale soit bonne au sein de la société. Plusieurs projets de lois sont liés à cet accord salarial, et il ne faut pas oublier que outre la fonction publique, cette décision sera également appliquée au secteur communal ainsi qu'aux conventionnés", conclut Serge Wilmes.