Pour le CNFPL'État devrait davantage maîtriser certaines dépenses

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Le Conseil national des finances publiques (CNFP) a livré ce mercredi son analyse sur le projet du budget de l'État pour 2024.

Le Conseil national des finances publiques a présenté mercredi son évaluation des finances publiques, du  projet de budget pour 2024 et du projet de loi de programmation financière pluriannuelle pour 2023-2027. Les prévisions macroéconomiques ne sont pas mauvaises, mais des difficultés subsistent.

Cette année, le Luxembourgeois devrait connaître une croissance attendue de 2% de son PIB, et 3% l'an prochain. L'inflation devrait se maintenir à moins de 2% au cours des trois années à venir. Reste une inconnue de taille, c'est la question du prolongement du plafonnement du prix de l'énergie. Si le plafond baisse, l'inflation grimpera rapidement à 3,3%.

Le CNFP estime que la dette publique doit être maintenue sous la barre des 30 % du PIB. L’emploi devrait "progresser à un rythme historiquement faible en 2024 (1,3%)" et le taux de chômage devrait se maintenir à un niveau élevé en 2024 et en 2025 (5,9%).

L’inflation devrait continuer à se détendre en 2024 (2,2%) et se rapprocher de l’objectif de 2% de la banque centrale européenne.

Le président du CNFP, Romain Bausch, est d'avis que ce ne sont pas les recettes le problème du budget, mais bien les dépenses. "L'État a et sans doute aussi les communes, un rythme de dépenses très élevé.  Vu historiquement c'était toujours beaucoup moins. Mais pour recréer l'équilibre des finances publiques, il faut davantage maîtriser certaines dépenses".

Certaines dépenses sont économiquement et socialement nécessaires comme le "paquet énergie", le "paquet solidarité" ou encore celles engagées pour la Défense. Mais davantage d'efforts doivent être entrepris pour maîtriser les dépenses courantes de l'État et dans les communes.

C'est une question d'efficience, notamment en ce qui concerne les coûts de personnels, une meilleure utilisation des bureaux, moins de location de surfaces de bureaux, davantage de productivité grâce à la digitalisation, etc. Ce qui ne signifie pas qu'il doit y avoir une baisse des dépenses, mais un coup de frein dans la progression des dépenses.

Un grand défi reste le volet Sécurité sociale avec les retraites, la Santé et les transferts sociaux. Le surplus actuel sera ramené à zéro dans les cinq années à venir.

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