
Rassembler les jeunes dirigeants de tous les secteurs de l'économie afin d'échanger des idées, parce que tous font face aux mêmes problématiques, c'est ce que souhaite Antoine Clasen. Le nouveau président de la Fédération des Jeunes Dirigeants de Luxembourg s'est exprimé au micro de RTL ce matin.
"Nous n'avons pas de revendications politiques, nous ne sommes pas un lobby. En revanche, nous avons le droit d'avoir des idées", a déclaré Antoine Clasen. La fédération compte 600 membres dont la moitié a plus de 45 ans et environ 20% sont des femmes. Un faible pourcentage de femmes qu'Antoine Clasen déplore, mais qui est malheureusement représentatif de la réalité de l'économie du pays. Ils cherchent néanmoins activement à féminiser davantage leur fédération et le prochain président devrait être une femme, promet Antoine Clasen.
Dans le contexte de l'année électorale, la fédération développe actuellement des idées dans sept domaines, dont l'éducation la santé, la cohésion sociale, l'environnement ou encore la compétitivité.
Le nouveau président de la fédération souligne que la plus grande préoccupation des jeunes dirigeants du Luxembourg est l'inflation élevée. "Elle a été induite par la guerre en Ukraine mais est aussi une conséquence de la pandémie." La rentabilité diminue et Antoine Clasen décrit la situation actuelle comme "étrange": L'économie tourne toujours mais l'arrivée de difficultés est palpable, notamment en raison des prix élevés de l'énergie. "De nombreuses entreprises doivent désormais se demander si elles peuvent encore produire ou comment elles peuvent produire."
"C'est l'avenir du pays qui se joue". Un autre problème selon le nouveau président: trop de personnes partent travailler pour l'État et l'esprit d'entreprenariat devrait dès lors être renforcé. ""