
Les vaccinations contre le coronavirus ont commencé mardi matin dans les hôpitaux du pays. L'ensemble du personnel hospitalier va être vacciné, ce qui implique évidemment médecins et infirmiers, mais aussi le personnel d'entretien, le personnel des cuisines et les sous-traitants.
Mardi matin, les premiers vaccins ont ainsi été administrés au poste de vaccination des Hôpitaux Robert Schuman au Kirchberg, où la presse avait été conviée. Le personnel du Rehazenter ainsi que celui de l'ASBL Omega 90 sont aussi concernés. Dans un premier temps, ce sont 3.700 personnes qui vont être vaccinées.
219 collaborateurs des Hôpitaux Robert Schuman avaient déjà reçu leur première dose de vaccin fin décembre 2020 au Hall Victor Hugo au Limpertsberg, explique Marc Glesener, chargé de communication des Hôpitaux Robert Schumann: "Nous avons en fait deux grands groupes. L'un est la priorité, ce sont ceux qui travaillent directement sur le terrain avec des patients Covid, et le deuxième groupe, c'est le reste des gens. Cela signifie qu'au départ, nous avons établi une priorité très ciblée, et à partir de maintenant, c'est pour tout le personnel. C'est-à-dire 3.700 personnes: membres du personnel HRS, plus les sous-traitants, plus Omega 90, plus Rehazenter et on en arrive à un total de 3.700 personnes."
Depuis une semaine, le personnel peut s'inscrire pour se faire vacciner. Un millier de personnes l'ont déjà fait, de sorte que dix sur les douze jours prévus pour les vaccinations, affichent déjà complet. Le personnel devra être vacciné d'ici fin mars, selon le directeur général des Hôpitaux Robert Schumann, le Docteur Claude Schummer: "L'ordre est venu du gouvernement, que nous devions vacciner en priorité le personnel hospitalier, c'est aussi ce que je veux faire, je veux aussi pouvoir donner à la fin de la semaine une invitation à tous ceux qui travaillent ici à l'hôpital et je veux également avoir terminé fin mars, mais le souhait est de ne pas nous arrêter avec nos collaborateurs, je voudrais aussi faire un effort pour que nous puissions vacciner nos patients vulnérables, dès que le personnel hospitalier sera vacciné."
"La semaine dernière, l'Agence européenne des médicaments, l'Ema, a décidé que six doses de vaccin, au lieu de cinq, pouvaient être retirées d'un flaconde Biontech/Pfizer. On a déjà tenté cela", dit Anne Otto, responsable de la pharmacie à l'hôpital du Kirchberg, "et avec un travail précis, on obtient aussi une sixième dose. Mais nous restons prudents."