
Entre 2021 et 2022, les revenus des taxes appliquées sur les énergies ont décollé au Luxembourg.
Dans une réponse à une question parlementaire du député Gilles Roth (CSV), la ministre des Finances a dévoilé des revenus en hausse dans les caisses de l'État.
Sur les huit premiers mois de l'année 2021, la TVA appliquée sur le gaz et l'électricité avait rapporté plus de 20 millions d'euros (20.131.471€). En 2022, sur la même période, cette manne a augmenté pour atteindre plus de 44 millions d'euros (44.884.890€).
Soit 24 millions d'euros de plus, générés "en grande partie par la hausse des prix" de l'énergie, explique Yuriko Backes. Car la TVA s'applique sur la valeur du produit (accises et taxe CO2 incluses). Mécaniquement, l'augmentation des prix s'est répercutée sur les revenus liés à la TVA.
Les recettes de la taxe CO2 ont aussi décollé: 792.232,09€ sur les huit premiers mois de 2021, contre 1.441.799,26€ sur la même période en 2022 (+81,9%).
Mais contrairement à ceux de la TVA, les revenus tirés de la taxe CO2 ne dépendent pas de la hausse des prix de l'énergie. Ils sont déterminés par le montant de la taxe et la quantité d'énergie consommée.
Au 1er janvier 2022, la taxe CO2 a progressé de 4€ à 5€ le MWh de gaz naturel (de 20 à 25€ la tonne de CO2, que l'on retrouve aussi sur les carburants). Elle rapportait donc automatiquement plus que l'an passé. Puisque les Luxembourgeois ont consommé plus, la taxe CO2 leur a coûté plus cher.
Le gouvernement prévoit d'ailleurs une nouvelle hausse de cette taxe carbone au 1er janvier 2023.