
Solidement installées au Luxembourg, les institutions européennes et celles non affiliées à l'UE sont pourvoyeuses de très nombreux emplois. En 2019, elles embauchaient près de 15.000 personnes, dont plus de 11.500 étaient résidentes du Grand-Duché.
Considérés comme des "frontaliers sortants" car employés par ces entités un peu à part, ces travailleurs officient pour la Commission européenne, la BEI, les écoles européennes ou encore à la Cour de justice (pour ne citer qu'elles). Côté extraterritorial, ils ont rejoint l'Agence OTAN de soutien et d'acquisition, la Cour de justice de l'Association européenne de libre-échange ou par exemple l'institut de la navigation aérienne Eurocontrol.
Toujours en 2019, le salaire annuel moyen d'un résident embauché par une institution européenne atteignait, en moyenne, 117.708€ par an. Au sein des institutions non-européennes, le salaire moyen était évalué à 113.487€ par an. Soit plus de quatre fois le salaire minimum et deux fois le revenu moyen au Luxembourg. Bien qu'il ne s'agisse que d'une moyenne, donc pas toujours représentative de la réalité des salaires proposés, ces revenus les placent d'office parmi les employés les mieux rémunérés au Luxembourg.
Mais de tels salaires ne peuvent s'obtenir qu'en occupant des postes... qui ne sont pas à la portée de tout le monde. Ils se justifient "notamment en raison de leur degré de qualification plus élevé et des différences entre les taux de cotisations sociales à la charge des employeurs" écrit le Statec dans son dernier rapport sur les revenus des frontaliers.
En effet, les profils recherchés nécessitent de longues études et des compétences très (très) développées. Des postes de juristes, d'avocats, d'analystes financiers, de chefs de projets immobiliers ou encore d'interprètes et de linguistes figurent en ce moment parmi les annonces disponibles sur les sites des institutions. Avis aux amateurs !