
Les socialistes veulent réellement s'accrocher à un impôt "corona" qui ciblerait principalement les "gagnants" de la crise sanitaire. Les entreprises ayant réalisé des bénéfices importants pendant la pandémie, alors que d'autres ont souffert, devraient pouvoir contribuer à compenser le déficit de l'État.
Une année parlementaire à nouveau dominée par le Covid et qui a coûté cher à la collectivité. Les pertes de l'État se chiffrent à 5,4 milliards d'euros en 2020 et 2021.
Le chef de fraction du LSAP Georges Engel explique que "quelqu'un devra bien rembourser cet argent. Nous ne voulons pas que les citoyens, qui, pour la plupart, ont déjà subi les conséquences de la crise, soient encore affaiblis financièrement. Il faut aller chercher l'argent là où des bénéfices ont été réalisés pendant la crise".
Le LSAP n'a pas encore présenté de concept concret pour cet "impôt corona" mais leur souhait d'une société plus équitable les motive plus que jamais à également reparler de l'impôt sur la fortune. Mais attention, pas pour les personnes qui ont travaillé et épargné toute leur vie, seules les fortunes de plus de deux millions d'euros seraient concernées. Un autre concept qui n'existe pour le moment qu'en théorie puisque la coalition gouvernementale n'a toujours pas trouvé d'accord sur ce point.
Dans le cadre de la crise du logement, les socialistes prennent l'exemple de la ville de Vienne où les pouvoirs publics ont massivement construit ou acheté des habitations. "Cela ne fonctionnera pas autrement", explique à nouveau Georges Engel, "le fait d'attendre que le marché régule la situation de manière automatique est une insulte, le marché de l'immobilier ne va pas régler le problème".
Un parti résolument uni qui se veut équilibré et dans lequel règne une très bonne entente: "ici le président et le chef de fraction sont très proches, ce qui n'est pas toujours le cas dans les autres partis". La fraction parlementaire des socialistes est également très fière du travail réalisé au sein du gouvernement, essentiellement basé sur la gestion de la crise par la ministre de la Santé Paulette Lenert.