
"Nous sommes très satisfaits de l'accord trouvé. Nous avons quand même réussi à multiplié par dix ce qui était négocié au départ et nous avons atteint notre objectif c'est-à-dire le maintien des augmentations salariales récurrentes", résume avec le sourire Pauline Meiresonne.
La secrétaire générale adjointe du syndicat Commerce de l'OGBL et le président de la délégation du personnel, Pierre Van Kakerken, avaient mis le feu aux poudres jeudi 12 septembre en organisant un bruyant piquet de protestation devant le siège Coca-Cola à Howald pour dénoncer "un manque de respect flagrant (de Coca-Cola) envers ses propres travailleurs". Face au blocage de la direction lors des négociations pour le renouvellement de la convention collective, l’OGBL avait saisi l’Office national de conciliation en juillet.
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Même si "la direction était très mécontente de cette action", témoigne Pauline Meiresonne, elle a tenu sa parole et, comme annoncé par son service communication de Bruxelles, le jour-même du piquet de grève, a "poursuivi les discussions". Qui s'est soldée par une "victoire" pour les 70 salariés de Coca-Cola Luxembourg le vendredi 13 septembre après une journée de négociations qui avaient démarré en novembre 2022.
L'accord de principe du renouvellement de la convention collective de travail devra se traduire par la signature de l'accord "dans les prochains jours". Il sera alors valable pour deux ans (du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2024) et améliorera le pouvoir d'achat des salariés.
Pour 2023, les salariés de Coca-Cola toucheront une prime unique de 700 euros dont 350 euros seront versés sous forme de prime et 250 euros sous forme de chèques-cadeaux. Sont également actées une augmentation de "presque 38% des primes pour les services de permanence" et une "revalorisation de 12,5% de la prime" pour l’entretien des uniformes.
Dès 2024, donc dans deux moi et demi, les salariés seront tous mieux payés. Ils toucheront une "augmentation de 1,4%, comprenant une hausse de 0,9% du salaire au 1er janvier 2024, ainsi qu’une augmentation des chèques repas portant leur valeur faciale à 12,20 euros".
Ils auront aussi un jour de congé supplémentaire, avec des garanties visant à prévenir toute absorption en cas de changement législatif. À partir du 1er juillet 2024, tombera encore un chèque-cadeau de 150 euros net
L'OGBL parle d'une "belle avancée" vers une "répartition plus équitable des richesses de l’entreprise, dont les salariés sont les artisans!"