
Le nombre de nouvelles infections est en léger recul depuis la semaine dernière et s'est stabilisé à un niveau élevé, note la Task force Covid-19 dans son dernier rapport. Les mesures prises par le gouvernement semblent donc produire leurs effets.
Selon les scientifiques, elles ne vont cependant probablement pas assez loin pour endiguer la propagation du virus, surtout dans la perspective des fêtes de fin d'année.
En une semaine, du 5 au 11 novembre, 678 nouvelles infections ont été dénombrées en moyenne quotidiennement. La semaine précédente, c'était 800. La situation s'est légèrement calmée, mais le virus est toujours très présent dans la société et pourrait relativement vite reprendre sa propagation, selon le Docteur Paul Wilmes, membre de la Task force Covid-19.
C'est pourquoi il n'est pas encore établi que le pic de la vague automnale est derrière nous. Même si le taux de reproduction est tombé à 0,93 la semaine dernière, ce qui signifie qu'une personne infectée en contamine moins d'une autre. Pour pouvoir véritablement parler d'un endiguement du virus, il faudrait que le taux de reproduction baisse au moins à 0,8 pendant plusieurs semaines.
A noter aussi que le nombre de décès quotidien liés au Covid-19 est en forte hausse ces derniers jours, comme l'illustre ce graphique:

Afin d'éviter une propagation exponentielle après les fêtes de fin d'année, quand les gens ont davantage de contacts sociaux, il faut que le nombre de nouvelles infections quotidiennes descende à 200 d'ici-là. Sinon les hôpitaux risquent d'être submergés début 2021.
Il devrait être difficile de réduire de deux tiers les nouvelles infections d'ici Noël avec les restrictions actuelles, d'autant plus qu'il est admis que la légère détente de la semaine dernière est à attribuer partiellement aux vacances de la Toussaint. Les valeurs empiriques de ces deux-trois dernières semaines indiqueraient effectivement que si nous restons sur ce plateau stable, avec les mesures d'aujourd'hui, il ne sera probablement pas possible de réussir à faire baisser significativement la courbe, selon le Docteur Paul Wilmes.
Nous n'en serions toutefois pas encore au stade du confinement. Le comportement de la population et la réduction des contacts sociaux ont aussi un grand impact, d'après Paul Wilmes, tout comme la participation au dépistage à grande échelle (Large Scale Testing). La détection des infections asymptomatiques contribue également à contenir la propagation du virus.
