
La présidente de l'OGBL Nora Back regrette le manque de communication entre le gouvernement et les syndicats avant l'annonce des nouvelles mesures. Elle déplore à nouveau l'attitude des autorités qui jouent au cavalier seul et les établissements qui se posent encore beaucoup de questions:
"Que se passe-t-il avec le salarié qui arrive le matin et qui n'a pas de test? On le renvoie à la maison? Il faut tout faire pour éviter une perte de salaire ou de travail. L'OGBL s'oppose à ce genre de situation!"
Le syndicat n'accepte pas non plus le fait que les salariés non vaccinés devront désormais payer leurs tests de leur poche: "cela représente un budget de plusieurs centaines d'euros par mois!"
L'Horeca se pose exactement les mêmes questions que l'OGBL en la personne de son secrétaire général François Koepp: "que faire d'une personne qui ne veut pas se faire dépister et qui ne veut pas me montrer son certificat?"
La ministre de la Santé a expliqué qu'il s'agissait alors d'un refus de travail, et que le Droit du travail prévalait dans ce contexte. "Cela veut dire que le patron doit le licencier ? Alors que je n'ai déjà pas assez de personnel, je le vire et puis je le réembauche dans six semaines ?" se demande François Koepp qui est d'avis que ce nouveau système est voué à l'échec.
Il regrette que le secteur de l'Horeca soit à nouveau pris pour cible des nouvelles mesures difficiles à intégrer dans le quotidien. Il est d'avis que son secteur est à la base de tous les problèmes: "cela voudrait dire que tous les foyers d'infections sont chez nous et que tout le monde s'est contaminé chez nous".