
Xavier Bettel l’a dit mercredi soir: il faut agir vite. Alors que le gouvernement espère trouver un accord de tripartite d’ici la fin du mois, voire début octobre, le Statec confirme que l’inflation va s’accentuer.
“Les risques croissants de pénuries de gaz en Europe font flamber non seulement les cours du gaz mais également ceux de l’électricité” explique l’institut de statistiques. Sans compter le ralentissement de l’économie chinoise, qui pénalise l’économie européenne également.
Progressivement, les prix du marché de l’énergie vont s’appliquer au prix à la consommation. Au Luxembourg, ils vont même exploser.
Dans le scénario central du Statec, le prix à la consommation du gaz au Luxembourg “est supposé augmenter au cours du prochain automne-hiver de 160% par rapport à l’été 2022 (contre 90% lors des dernières prévisions)”.
D’abord par “une hausse 80% du prix du gaz en octobre 2022", suivie “d’une hausse de 10% en novembre 2022 puis 30% en janvier 2023 (contre 10% précédemment)”.
Pour l’électricité, même combat: les prix à la consommation de l’électricité sont également ajustés par le Statec, qui anticipe “une hausse de 45% en janvier 2023 (contre 35% précédemment)”.
Sur le marché, le prix du pétrole devrait en revanche se stabiliser, voire légèrement reculer autour des 106$ le baril de Brent.
À elles seules, ces évolutions des prix de l’énergie contribueront à hauteur de deux points de pourcentage sur l’inflation en 2023, estimée à 6,6% par le Statec. Avec ce scénario “central”, le Statec a calculé le déclenchement de trois nouveaux index entre cette fin d’année 2022 et la fin de l’été 2023. Plus un 4e index: celui reporté de juillet 2022 à avril 2023.
Ses scénarios “bas” et “haut” avancent eux: