
Gros coup de main logistique dans les centres de vaccination, transfert des patients du Grand-Est vers les hôpitaux luxembourgeois, distribution de masques dans les communes, organisation de la hotline Covid19,... les sapeurs-pompiers ont été davantage sollicités sur de nombreux fronts inhabituels en cette année de pandémie.
De sorte que "la nature des interventions était différente mais globalement la situation était stable", a résumé Paul Schroeder, directeur général du CGDIS ce mardi lors de la présentation du rapport d'activités 2020 qui s'est déroulée pour la première fois au Centre national d'incendie et de secours au Ban de Gasperich.
2020 restera marquée par une baisse des interventions liées aux accidents de la route (-27%) et des interventions techniques (-16%) mais par un nombre d’interventions de secours à la personne comparable à une année "normale" du fait que 10% de ces interventions concernaient la prise en charge des patients Covid.
Au total, les pompiers de tout le pays sont intervenus 59.721 fois l'an passé dont les trois quarts du temps (47.258 fois) pour porter secours à une personne. Et "seulement" 2.187 fois pour éteindre un feu ou 1.358 fois pour secourir des personnes au suite à un accident de la route.

Au total 413.619 appels sont arrivés au 112 (chiffre stable) dont environ la moitié (242.671) étaient des appels d’urgence. Au final 59.721 ont généré une intervention d’urgence.
La "grande chance" du corps luxembourgeois est "que nous étions en contact avec les collègues français de Lorraine mais aussi d'Alsace et que leurs enseignements nous ont permis de nous préparer, avec un mois d'avance, à l'arrivée du Covid. De sorte que nous avons eu le temps de nous préparer pour nous équiper et protéger notre personnel", témoigne le patron des pompiers.
Une anticipation salvatrice doublée du fait que "jamais" la pandémie "n'est arrivée (au Luxembourg) dans les mêmes proportions" que dans le Grand Est.
Non seulement "nous avons pris des mesures très strictes dans nos centres" mais aucun soldat du feu n'a été contaminé en service durant toute la crise sanitaire. Le directeur général du CGDIS "ne connaît pas de cas de gens qui se sont infectés en service même si c’est difficile de pouvoir le savoir à 100%. De sorte qu’il n’y a pas eu d’impact opérationnel".
En ce début 2021, "c’est comme avant le Covid pour le type et le nombre d’interventions", fait remarquer le directeur de coordination des personnels. Autre corollaire inattendu du Covid: la disponibilté des pompiers volontaires qui ne pouvaient pas aller travailler "de sorte que nos ambulances étaient occupées comme jamais", sourit Paul Schroeder.
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