VacancesLes polices luxembourgeoise et française s'unissent pour plus de sécurité

RTL Infos
Ce samedi, l’unité CRS autoroutière Lorraine-Alsace s’est associée à la police grand-ducale pour renforcer la sécurité sur les autoroutes des deux côtés de la frontière.
Une opération de police conjointe franco-luxembourgeoise
Début juillet, l’unité CRS autoroutière Lorraine-Alsace s’est associée à la police grand-ducale pour renforcer la sécurité des vacanciers.

Nom de code de l’opération côté français: “Civil été”. Comme on pouvait s’y attendre, les premiers weekends de juillet riment avec des autoroutes bien chargées dans le nord de la Lorraine et au Luxembourg. Du pain sur la planche pour la police autoroutière française comme pour ses homologues luxembourgeois. Face à ce flux important de vacanciers, l’idée est née d’allier leurs forces pour renforcer la sécurité des usagers. Il s’agit de la deuxième opération de ce type après un premier essai l’été dernier.

C’est l’aboutissement de réflexions opérationnelles, précise le commandant Philippe Glorian de la CRS autoroutière Lorraine-Alsace, dans une continuité logique de ce qu’on constate au niveau des patrouilles. Nos deux pays sont en contact permanent du fait que nous travaillons sur un axe particulier, avec ce flux constant de frontaliers. Notre finalité, c’est la sécurité. Nous tenons à faire savoir aux usagers, qu’ils soient Français, Luxembourgeois ou d’autres nationalités, qu’ils sont assistés tout au long de leur trajet.

Ce samedi, l’opération a commencé dès 9h sur l'A31 côté français avec des contrôles liés au comportement: téléphone, distances de sécurité ou contrôles de vitesse. En tout, 18 agents étaient mobilisés, Français et Luxembourgeois, parmi lesquels quatre patrouilles mixtes à moto.

L’intérêt de ces patrouilles communes, poursuit le commandant Glorian, c’est de pouvoir expliquer aux personnes contrôlées que le suivi se fait sur les deux pays. Cela permet également de gérer les éventuels problèmes de langue que l’on peut rencontrer. Enfin, il y a un enjeu de droit local. Par exemple, nous avons eu un cas de plaques non conformes et c’est mon collègue luxembourgeois qui s’est chargé d’expliquer le problème à la personne concernée.

"ON APPREND DE L'APPROCHE FRANÇAISE"

L’opération conjointe s'est poursuivie dans l'après-midi sur l'A6 côté luxembourgeois. Pour les policiers, cette expérience participe d'un enrichissement mutuel sur le plan méthodologique.

On apprend de l’approche française, affirme le commissaire Laurent Lentz de la police grand-ducale, ce qui est déjà important. Cela nous permet d’avoir un retour d'expérience des collègues français, de comparer le matériel utilisé. Il y a quelques différences: ils sont un peu plus avancés que nous en matière de digitalisation par exemple. Côté français, une partie du travail peut être effectuée en patrouille alors que nous sommes obligés de repasser au bureau.” L’avenir donnera vraisemblablement d’autres occasions aux polices française et luxembourgeoise de collaborer sur des opérations, comme l’indique Philippe Glorian: “Ce genre d’actions sera pérennisé, même aucun calendrier n’est encore fixé.
En tout, 31 avertissements taxés ont été distribués ce samedi dont, entre autres, 16 pour surcharge, un pour mauvaise fixation du chargement, un pour contrôle technique expiré, deux pour plaque illisible ou encore quatre pour utilisation du téléphone portable au volant.

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