
L'enjeu d'un tel contrôle est avant tout de garantir la sécurité sur les routes européennes. Il y a toujours trop de camions qui ne sont pas aux normes.
Dans le cadre de ce contrôle, les Douanes sélectionnent des camions, qui sont ensuite escortés par ses motards jusqu'au Centre douanier. Là, ils sont pris en charge par des collègues qui vérifient les documents de bord et l'état des véhicules.
''Cela va des documents de bord à l'arrimage, en passant par le temps de conduite et l'eurovignette, ainsi qu'au passage au scanner. Cela peut durer 30 à 45 minutes. En fonction évidemment de ce qu'on trouve'', explique Stefania Bussotto, inspectrice générale des Douanes.
Les agents des Douanes et les inspecteurs de la Société nationale de contrôle technique (SNCT) prennent le temps de traiter un volet après l'autre. Le premier constat est qu'il n'est pas simple de communiquer. Google translate est devenu le meilleur ami des douaniers.
Les agents des Douanes et les inspecteurs de la SNCT travaillent main dans la main. Grâce à une station de contrôle mobile, il est possible de procéder à une inspection complète des camions. Selon le directeur de la SNCT, Bob Manet, un tel contrôle permet de découvrir un certain nombre de problèmes. ''Principalement au niveau des pneus, de la suspension et de très nombreuses fuites. Ou des choses qui ne sont pas conformes au niveau du pot d'échappement. ''
A la fin du contrôle, il reste le passage au scanner mobile. Là, l'ensemble du camion est radiographié. Les yeux exercés des agents ont déjà repéré plus d'une surprise. En janvier 2023, une saisie s'est avérée particulièrement spectaculaire. ''290 kilos de haschich ont été découverts dans un camion. Quelqu'un m'a dit que cela correspond à une valeur de plus d'1 million d'euros. Il s'agit donc de sommes très substantielles,'' a indiqué la ministre des Finances, Yuriko Backes, qui s'est rendue mardi au Centre douanier pour assister au contrôle.
La ministre a également expliqué qu'au cours du seul premier trimestre de cette année, des avertissements taxés ont été dressés pour un montant global de 300.000 euros rien que pour des problèmes d'eurovignette.
Le chronotachygraphe, c'est-à-dire l'enregistreur des temps de conduite du chauffeur, est l'un des éléments analysés précisément. Trop souvent circulent encore sur nos routes des camionneurs qui n'ont pas respecté les périodes de repos. ''Personne n'est harcelé '', selon un agent. ''Il s'agit seulement de notre sécurité à tous.''
Le reportage de RTL en luxembourgeois: