
L'association "Eran, Eraus... an elo?" a notamment pour objet le soutien des personnes incarcérées et de leur entourage pendant et après la détention. L'ASBL a adressé une série de questions aux sept partis politiques qui avaient obtenu des sièges à la Chambre après les dernières élections législatives.
Les réponses reçues laisseraient présager de grands changements. L'association apprécie, entre autres, le fait que tous ces partis sont favorables à l'application du code du travail pour les travailleurs détenus et à l'instauration d'un juge de l'application des peines pour encadrer l'exécution des peines en lieu et place du parquet.
La comparution immédiate, réclamée ces dernières semaines par le CSV et le DP, n'apparaît pas dans la liste des questions de l'ASBL. Ce thème n'était pas encore abordé il y a quelques mois, au moment où les questions ont été élaborées et où ont eu lieu les entretiens avec les partis politiques. L'association est opposée à cette procédure, ce qui ne l'empêche pas de critiquer les durées des détentions provisoires, selon son trésorier, Gregory Fonseca.
"Les gens passent trop de temps en détention provisoire au Luxembourg, ce qui constitue un problème énorme et ce qui coûte beaucoup d'argent au contribuable. Et qui pose aussi beaucoup de questions d'un point de vue juridique, parce que ce sont des personnes présumées innocentes. Une personne est innocente jusqu’à ce qu’un tribunal légalement établi prouve le contraire."
Les alternatives à la détention provisoire qui existent déjà, devraient être davantage utilisées.