Pandémie, guerre en Ukraine, inflationLes multiples crises ont pesé lourdement sur les finances publiques

RTL Infos
Le gouvernement bleu-rouge-vert avait annoncé son intention d'assainir les finances publiques. Mais entretemps plusieurs crises sont survenues.

Il ne faut pas compter sur un retour à l'équilibre budgétaire avant 2027. En plus, la Caisse nationale d’assurance pension (CNAP) va probablement aussi verser plus d'argent qu'elle n'en encaissera.

Lorsque le deuxième gouvernement de la coalition bleu-rouge-vert est entré en fonction en 2018, il avait promis d’une part une réforme fiscale majeure, mais d’autre part il souhaitait garder les finances de l’État sous contrôle jusqu’à la fin de la législature. Il a presque atteint ce second point en 2019 grâce à une bonne conjoncture, il y a eu un léger excédent et la dette de l'État s'élevait alors à environ 13 milliards d'euros.

Mais avec le déclenchement de la pandémie, le plan visant à réduire progressivement le déficit n’a plus fonctionné. Selon les prévisions les plus récentes, le gouvernement s'attend à un déficit de 1,5% du PIB pour l'année en cours. Il y aurait donc un déficit de 1,2 milliard d’euros. La dette a dépassé les 20 milliards d’euros, juste en dessous de la limite des 3%. De nouveaux déficits sont prévus pour les années à venir.
   
Le gouvernement n'a pas gaspillé cet argent. A cause de la pandémie et de la guerre en Ukraine, les recettes n'ont pas été aussi élevées qu'elles auraient pu l'être. Le gouvernement a dépensé environ 3 milliards d'euros pour les mesures contre le Covid-19. Les mesures contre l'inflation devraient coûter au total 2,5 milliards d'euros pour 2022 et 2023.

Au 30 juin, les mesures tripartites contre l'inflation n'avaient en réalité coûté que 1,1 milliard d'euros. Mais avec les prévisions actuelles, il ne semble pas y avoir beaucoup de marge pour une réforme fiscale – à moins de vouloir la financer par de nouveaux emprunts. En outre, selon l'Inspection générale de la Sécurité sociale (IGSS), en 2027, c'est-à-dire au cours de la prochaine législature, les dépenses courantes de la Caisse nationale d’assurance pension dépasseront les recettes courantes.

Il faudra donc alors voir si le réajustement, c'est-à-dire l'adaptation des pensions à l'évolution réelle des salaires, sera réduit. Sans mesures, la réserve du Fonds de compensation commun au régime général de pension, commencerait à diminuer rapidement dans neuf ans.

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