Mars di BartolomeoLes mesures anti-covid prises "n'impactent pas assez"

Maurice Fick
Les données dont disposent le gouvernement pour annoncer de nouvelles mesures ce mardi sont "salées-sucrées" mais l'heure d'un nouvel état de crise n'est pas venue, estime le rapporteur des lois covid.
© RTL

Le gouvernement se réunit ce mardi matin avec la conférence des présidents de la Chambre avant que le Premier ministre Xavier Bettel (DP) et la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) ne livrent à 12h30 la nouvelle photographie de l'évolution de la pandémie au Luxembourg. Ceci dans un contexte sanitaire qui reste tendu. Jamais autant de lits en réanimation n'ont été occupés depuis mars.

De cette analyse dépendra l'orientation de nouvelles mesures que le gouvernement soumettra ensuite au parlement. Le gouvernement "s'est préparé à toute éventualité au cours des dernières semaines", a fait savoir ce mardi matin le député de la majorité, Mars di Bartolomeo (LSAP) au micro de RTL.

Mais ce ne sera pas facile de trancher car les données sur la table sont "salées-sucrées". Positif est le fait que "les mesures prises ont eu un impact" mais négatif est qu' "elles n'impactent pas assez", lâche Mars di Bartolomeo.

C'est un "véritable exercice de funambule" pour le gouvernement que de parvenir à définir des mesures qui ne soient compréhensibles, efficaces et qui tiennent compte des situations très différentes et de l'économie. "Personne n'a la réponse parfaite". Mais Mars di Bartolomeo "ne pense pas que nous sommes dans la situation de devoir décréter à un nouvel état de crise". 

"UNE ARME INCROYABLEMENT PUISSANTE"

Le rapporteur des lois covid refuse toutefois de spéculer sur les annonces à venir du gouvernement mais note que "nos hôpitaux arrivent encore à faire face" et tire son chapeau aux personnels infirmier et soignant. Il est "extrêmement important de continuer à serrer les dents".

Nous sommes dans "une période de mise à l'épreuve" qui concerne toute la communauté si elle veut revenir à une situation plus normale, sans port de masque. "Nous avons une arme incroyablement puissante contre ce virus: notre raison", dire Mars di Bartolomeo en expliquant que nous pouvons décider de combattre le virus, simplement en appliquant les gestes barrières.

Quant au scepticisme que peut éveiller la vaccination contre le coronavirus qui ne sera pas obligatoire au Luxembourg, l'ex-ministre de la Santé estime que "le vaccin parfait n'existe pas. Mais le vaccin à l'avantage d'avoir beaucoup plus d'effets positifs que le risque subsistant. Le vaccin sauve massivement des vies".

 

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