
"La question qui se pose, c'est que peuvent attendre les patients de la part des ministres? Ils nous ont mené dans une impasse et doivent à présent chercher à débloquer la situation", a affirmé Dr Philippe Wilmes ce lundi matin au sujet de l'ultimatum posé par les médecins envers le gouvernement. Selon le vice-président de l'AMMD (L'Association des Médecins et Médecins-Dentistes), il était nécessaire de créer une certaine pression, parce que malgré un accord verbal du gouvernement, des bâtons ont été mis dans les roues des médecins.

L'idée principale était de proposer au patient un logiciel de paiement et d'administration numérique, où tout fonctionnerait via une application (par exemple: la facture du médecin, les certificats médicaux, le reçu de la pharmacie, les analyses sanguines, etc.). L'AMMD avait co-fondé la société DHN, Digital Health Network, pour assurer le développement du logiciel.
L'AMMD aurait investi quelque 4 millions d'euros dans la société DHN, après s'être fiés aux paroles de la ministre de la Santé et de la CNS. Selon l'AMMD, ils ont été laissés sur le carreau, malgré un consentement verbal et une lettre d'intention.
L'AMMD a donc posé un ultimatum aux ministres Haagen et Lenert: Ils ont jusqu'au 17 mai pour répondre à leurs revendications.
Tout d'abord, la signature électronique développée par l'entreprise DHN, doit être autorisée par l'Agence E-Santé afin de valider des documents médicaux, et rendre la signature infalsifiable.
Le transfert de tous les documents, des ordonnances aux certificats médicaux, vers l'Agence E-Santé, doit également être autorisé. La société DHN aimerait aussi profiter du soutien financier que le ministre de la Sécurité sociale, Claude Haagen, avait présenté fin avril. Philippe Wilmes estime le budget de cette "aide au déploiement" à un peu plus de 2 millions d'euros.
"Vous avez investi 4 millions d'euros, en vous basant uniquement sur une lettre d'intention et un accord verbal. Ne pourrait-on pas reprocher à l'AMMD d'avoir agi naïvement?", avons-nous demandé à notre invité. Selon Philippe Wilmes, ils ont surtout investi dans une bonne idée. "Il faut parfois prendre certains risques, si l'on souhaite commencer quelque chose de positif." Par ailleurs, ils pensaient démarrer quelque chose ensemble avec les politiques, a ajouté le vice-président de l'AMMD.
Philippe Wilmes a exclu des actions qui seraient au détriment du patient, si jamais le gouvernement ne répondait pas à l'AMMD d'ici le 17 mai. Dans ce cas, ils mèneront des actions qui impliqueront les citoyens, afin que tout le monde comprenne là où le bât blesse, a affirmé le vice-président de l'AMMD.