
Selon eux, une milice pourrait être la dernière solution à prendre au sérieux pour améliorer la situation.
"Depuis des années les mêmes propos, depuis des années aucune amélioration, voire même le contraire", de nombreux habitants du quartier de la gare à Luxembourg perdent patience et espoir face à la détérioration de leur qualité de vie.
Le groupe WhatsApp "Quartier Gare, sécurité et propreté" est utilisé par les habitants ainsi que les personnes y travaillant depuis bientôt deux ans. Récemment, le mot "milice" a fait son apparition et semble plaire à plus d'un habitué du quartier, même si cette idée n'est peut-être pas la solution rêvée.
D'autres idées naissent également dans ce groupe en pleine effervescence, face aux promesses sans lendemain des autorités. Les réunions proposées aux habitants n'ont lieu qu'après un véritable coup de gueule, mais les actions manquent trop souvent aux propos tenus par les responsables.
Les "Garer", habitants du quartier, souhaitent de vraies solutions, avec des gens du terrain, sans pour autant délocaliser le problème vers les autres secteurs de la capitale ou du pays. L'un des participants sait très bien que l'on ne peut pas joueur au shérif comme on veut, et c'est pourquoi le terme de "milice" a été lancé, afin de réveiller les autorités. Et cela semble avoir fonctionné.
En ultime recours, quand tout le reste a échoué, une sorte de milice pourrait peut-être être déployée dans les rues compliquées, il faudrait seulement voir sous quelles conditions. Cela pourrait prendre plusieurs formes, et notamment celle d'une présence ultra renforcée de la police.
Des agents pourraient patrouiller constamment les rues à pied, avec des chiens renifleurs, afin de saisir la marchandise illégale. Les dealers seraient ainsi gênés dans leur "business", sans pour autant se retrouver en prison, mais avec de réelles complications dans leur quotidien.
Une réunion prévue en février avec le ministre de la Police prévoirait une certaine flexibilité: une présence ultra renforcée des forces de l'ordre qui "dérangerait" les malfaiteurs. Des agents municipaux devraient y participer, et des assistants sociaux. Tous ces acteurs devraient pouvoir participer à des groupes de travail afin de trouver, ensemble, des solutions concrètes pour le futur du quartier.
Pour les utilisateurs du groupe, il faut se donner les moyens de la collaboration et de la communication, afin de pouvoir agir ensemble de manière efficace, car une milice serait quand même la fin de la démocratie.