
À l'étranger, on parle du "petit miracle de l'emploi" au Luxembourg qui en dépit des crises successives a continué à se développer. Si les experts s'accordent à dire qu'il commence à s'essouffler, les chiffres confirment que l'on continue à créer de l'emploi au Grand-Duché. Trois fois plus que dans la zone euro, peut-on lire dans la dernière publication de la Fondation Idea.
En 2023, 10.200 emplois ont été créés sur le marché du travail luxembourgeois, dont 56% qui sont aujourd'hui occupés par des travailleurs frontaliers. "Le recours au travail frontalier reste élevé" note le "laboratoire d'idées" créé par la Chambre de Commerce.
En première ligne, on retrouve les salariés résidant en France dont le nombre a augmenté de 3,9% sur les trois premiers trimestres de 2023. Le nombre d'arrivées sur le marché du travail de résidents venant de Belgique et d'Allemagne sont également à la hausse, respectivement +1,7% et +1,6%.
Des chiffres qui confirment que l'intérêt pour le marché du travail luxembourgeois aux frontières reste entier. La fondation Idea précise qu'entre mars 2019 et mars 2023, les salariés résidant en France représentaient 41% des créations nettes d'emplois au Grand-Duché.
Sur la même période, les résidents de nationalité luxembourgeoise ne pesaient "que" 21% sur le total des créations nettes d'emploi. À titre de comparaison, la part des résidents étrangers était plus importante (27%). Les frontaliers luxembourgeois, eux, ont compté pour près d'un nouvel emploi sur 10 (9%).
Dans ce contexte, la fondation Idea souligne qu'il est difficile de déterminer la part des déménagements transfrontaliers actifs dans cette hausse. Le "think tank" luxembourgeois soupçonne cependant que les évolutions sur le marché de l'immobilier pourraient "avoir renforcé cette tendance".