
Cela inclut la violence qui peut émaner du personnel enseignant ou de tout autre adulte travaillant avec les enfants.
L'"OKaJu", l'"Ombudsman fir Kanner a Jugendlecher" (défenseur des droits des enfants et des jeunes au Grand-Duché - NdT) trouve qu'on pourrait en faire davantage au Luxembourg. Il a élaboré une recommandation axée sur trois points: la prévention, l'intervention et la médiation.
L'OKaJu propose par exemple un code de déontologie pour les enseignants, la désignation d'un "Child protection officer" (délégué à la protection de l'enfance) dans tous les établissements, c'est-à-dire une personne de confiance à laquelle les jeunes pourront s'adresser, ou encore la mise en place de procédures claires d'aide et de signalement en cas de violence ou de suspicion de violence.
Il ne s'agit pas ici seulement de violence pouvant entraîner des poursuites pénales, mais de toute forme de violence et cela reste en partie un tabou, qui n'est pas toujours abordé, selon l'Ombudsman, Charel Schmit.
"C'est un sujet qui dérange et qui n'est pas toujours abordé institutionnellement. C'est pourquoi nous plaidons pour que chaque établissement se doted'une "Child protection policy" et d'un "Child protection officer", afin que chaque membre du personnel soit au courant. Dans nos établissements, nous connaissons tous le plan de sécurité en cas d'incendie. Et là, nous faisons un exercice annuel. Dans ce domaine-ci, nous sommes beaucoup plus lents et les procédures et les protocoles ne sont pas si clairs."
La recommandation de l'OKaJu concerne également le domaine des loisirs, notamment les activités sportives.
L'OkaJu souhaite sensibiliser tous les adultes qui travaillent avec des enfants à cette problématique.