
En résumé, les reproches concernent des agents communaux harcelés, un conseiller externe qui exerce trop de pouvoir et qui est en grande partie responsable du mauvais climat de travail au sein de la commune de Sandweiler.
Ces problèmes ont été soulevés ces dernières semaines par la Fédération générale de la fonction communale (FGFC). Jeudi soir, l'opposition CSV-déi Gréng a tenu à revenir sur ces faits en exigeant une réaction du Conseil échevinal LSAP-DP qui a répondu, mais d'une manière expéditive.
Une réponse assez courte a ainsi été fournie: "le Conseil échevinal est responsable du personnel et nous mettons tout en œuvre afin de maintenir un bon climat de travail dans la commune".
"Tout est dit", a ensuite résumé la bourgmestre socialiste Jacqueline Breuer dans sa réponse à toute une série de questions du conseiller CSV Jean Lemmer. "Une réaction au récent communiqué de la FGFC, qui traite le Conseil échevinal d'incompétent et d'usurpateur de pouvoir, est en pleine élaboration", a indiqué la bourgmestre. Un conseiller déi Gréng souhaitait que le sujet soit discuté lors de la séance de jeudi soir, mais ce point a été ajourné à l'ordre du jour. Alors que cette décision est vue d'un œil plutôt critique par ses collègues, Jacqueline Breuer a simplement répondu: "c'est comme ça que ça se passe dans une démocratie".
Cette phrase a néanmoins réussi à faire rire les rangs de l'opposition mais également la dizaine de personnes qui s'était déplacée afin d'assister à la séance.
L'opposition a cependant regretté l'absence de réponses concrètes à certaines questions. Un conseiller a expliqué lors de l'interview après la séance qu'il avait récemment discuté avec des membres du personnel communal: "je dois faire attention à ce que je vais dire, mais les reproches énumérés dans cette publication du syndicat ont tous été confirmés. Au contraire, d'autres reproches ont été ajoutés à cette liste, mais je ne peux pas les citer afin de protéger les personnes concernées".
L'ancienne bourgmestre Simone Massard-Stitz (CSV), qui siège désormais sur les bancs de l'opposition, voit le rôle du conseiller externe d'un mauvais œil. Elle prend notamment l'exemple du contrôle des comptes de l'ASBL qui gérait la maison relais locale jusqu'à fin 2024: "le conseiller nous a indiqué que nous avions un déficit de 400.000 euros, alors que nous avons une convention avec l'État luxembourgeois. Nous ne faisons donc ni un déficit ni une plus-value, avec tous les décomptes à l'appui. Je fais également partie de cette ASBL et c'est la première fois que ces 400.000 euros sont apparus, et jusqu'à présent, ils existent mais personne ne sait où ils sont partis. Lorsque le conseiller nous dit simplement que la preuve est dans les chiffres, nous sommes un peu perplexes".
L'avenir nous dira si le Conseil échevinal répondra plus en détail aux reproches de la FGFC qu'aux questions de l'opposition.