
Pas moins de 44 députés sur 60 étaient candidats aux élections communales dimanche dernier. Et ils ont tous été élus. 14 d'entre eux ont même de grandes chances d'occuper le siège de bourgmestre dans les six années qui viennent, si ce n'est déjà pas certain.
Le parti qui compte de loin le plus grand nombre de députés-maires dans ses rangs est le CSV. Tout indique que le CSV pourrait obtenir huit doubles mandats au plus haut niveau.
L'un d'entre eux est Max Hengel de Wormeldange. Pour ce père de famille de 46 ans, c'est le retour à une vie partagée entre la Chambre des députés et la fonction de bourgmestre, qu'il avait déjà occupée de 2017 à 2020.
"C'était beaucoup l'un sur l'autre", selon l'élu CSV de la Moselle, qui, même s'il endosse un double mandat, maintient ses propos de l'an dernier: "Il faut mettre un terme au double mandat." Pour y parvenir, un large consensus politique serait cependant nécessaire.
Max Hengel poursuit sur les fusions de communes. Si on continue plus loin, il y aura automatiquement moins de bourgmestres. On pourra alors voir comment mieux combiner politiques locale et nationale.
Deux députés-maires ne sont pas parvenus à conserver leur double-mandat. Il s'agit de Jean-Paul Schaaf qui a dû céder son siège de bourgmestre à Ettebruck et d'Emile Eischer, qui dirigeait Clervaux depuis pratiquement 30 ans. Aly Kaes n'était plus candidat à Tandel.
Outre le CSV, deux autres partis comptent des députés-maires dans leurs rangs. Le LSAP avec Dan Biancalana à Dudelange et Simone Asselborn-Bintz à Sanem. Au terme des négociations post-électorales, le DP pourrait avoir trois députés-maires: Lydie Polfer à Luxembourg-Ville, Carole Hartmann à Echternach et André Bauler à Erpeldange-sur-Sûre.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: