
La ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg, et le ministre de l'Énergie, Claude Turmes, ont présenté mardi l'état des lieux de la politique climatique et énergétique luxembourgeoise. Des comités réunissant des scientifiques, des acteurs des différents secteurs et même des ONG vont à présent élaborer des stratégies concrètes.
La politique climatique va être suivie par un observatoire. Une feuille de décarbonisation va également être créée. Claude Turmes se montre optimiste. Il demande un cadre européen pour les aides à l'industrie afin de permettre la transition des énergies fossiles vers des énergies respectueuses de l'environnement. Carole Dieschbourg affirme de son côté que l'ère des échanges de droits d'émission est terminée.
Autre grand volet pour Claude Turmes: le transport, responsable de la majeure partie des émissions de CO2 au Luxembourg. Il voit un gros potentiel dans le vélo et dans les transports en commun, qui vont être électrifiés. D'ici 2030, les émissions de CO2 devraient être réduites de 50%. Le ministre n'a toutefois pas présenté de plans concrets pour le développement des réseaux de transport.
Le tourisme à la pompe constitue également un gros problème: il serait responsable de plus de 70% des émissions dans le secteur des transports. C'est pourquoi, à l'avenir, "nous vendrons moins d'essence et de diesel aux non-résidents".

Le gouvernement prévoit aussi de grands changements dans le secteur de la construction. A partir de 2023, il ne sera plus autorisé d'installer des chauffages au mazout. Il resterait globalement du pain sur la planche, selon Carole Dieschbourg.
La ministre de l'Environnement rencontrera mercredi ses homologues européens à Luxembourg, notamment pour préparer le Sommet mondial sur le climat de Glasgow en novembre.