EnvironnementLes décharges du Luxembourg risquent d'être pleines d'ici 15 ans

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Les décharges du Luxembourg ne cessent de se remplir de déchets inertes si bien que, dans 15 ans, elles pourraient toutes atteindre leur pleine capacité.

Pour les années 2016 à 2018, 4.333.000 tonnes de déchets inertes ont été exportées à l'étranger par le Luxembourg.

Ce chiffre a été fourni par la ministre de l'Environnement, Carole Dieschbourg, en réponse à une question parlementaire des députés libéraux Max Hahn et André Bauler. Fin 2019, les capacités restantes des décharges pour déchets inertes au Luxembourg étaient de 31 millions de mètres cubes.

C'est dans les décharges de Brouch et de Folschette que ces capacités étaient les plus élevées. A la fin de l'année dernière, elles pouvaient encore recevoir un peu plus de 8 millions de mètres cubes de déchets inertes. A la même époque, Altwies disposait encore d'une capacité de 5,7 millions de mètres cubes, Bridel de 3 millions et Colmar-Berg de 2,7.

Les valeurs de ces capacités restantes sont toutefois purement théoriques, explique la ministre de l'Environnement. Elles ne sont pas forcément directement disponibles, parce qu'elles dépendent de l'activité du site.

DES SITES VONT S'AGRANDIR

Carole Dieschbourg précise que cette année, son ministère a accordé deux autorisations d'agrandissement à des sites existants. Il s'agit de la décharge pour déchets inertes de Colmar-Berg, pour un ajout de près de 4 millions de mètres cubes et de celle de Folkendange pour un ajout de 500.000 mètres cubes.

L'Administration de l'environnement est actuellement saisie de deux autres projets. L'un porte sur la remise en service de la décharge de Mondercange, qui avait été fermée en 2014 après un glissement de terrain. L'autre concerne un nouveau site à Differdange.

Les députés André Bauler et Max Hahn avaient aussi interrogé la ministre sur la date à laquelle le Luxembourg aura épuisé ses capacités actuelles. La ministre explique que c'est difficile à dire parce que cela dépend de plusieurs facteurs. Mais 15 ans lui semble cependant un délai réaliste. Une durée qui augmentera évidemment avec chaque nouveau site mis en exploitation.

Un autre facteur qui allongera le délai, est la manière dont seront construits les bâtiments futurs. Carole Dieschbourg se réfère à la stratégie "Null Offall" ("zéro déchets"), qui favorise la prévention des déchets.

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