
L'annonce avait fait plaisir aux parents, elle se concrétise enfin : les députés luxembourgeois votent ce jeudi 15 octobre la loi qui permettra la hausse des allocations familiales et de l'allocation de rentrée scolaire. Les augmentations entreront en vigueur le 1er janvier 2027.
L'allocation familiale est augmentée de 45€ par mois. S'y ajoute une majoration de 15€ pour les enfants les plus âgés. Ce qui donne les montants suivants, valables à partir du 1er janvier 2027 :
| Âge de l'enfant | Montant de l'allocation familiale en 2027 |
| 0-5 ans | 352,35€ |
| 6-11 ans | 375,58€ |
| À partir de 12 ans | 425,34€ |
L'allocation de rentrée scolaire est également revalorisée : elle gagne 60€ pour les jeunes enfants et 90€ pour les adolescents. Grâce au vote des députés, elle évoluera le 1er janvier 2027 :
| Âge de l'enfant | Montant de l'allocation de rentrée scolaire en 2027 |
| 6-11 ans | 175€ |
| À partir de 12 ans | 325€ |
La loi déposée par le ministre de la Famille Max Hahn met également en place l'indexation de cette allocation de rentrée scolaire, ainsi que l'allocation de naissance et l'allocation spéciale supplémentaire (accordée pour un enfant victime d'un handicap). Toutes seront désormais revalorisées en suivant l'inflation.
La loi comporte également une modification attendue de l'article 270 du Code de la sécurité sociale. Et met fin à un dossier bien embarrassant pour le Luxembourg : l'enfant du conjoint ou de la conjointe d'un frontalier a également droit à l'allocation familiale luxembourgeoise. Il est désormais "présumé" que le frontalier pourvoit à l'entretien de l'enfant, y compris s'il n'a pas de lien de parenté direct avec celui-ci. Que leur domicile soit commun, ou non (dans ce cas, le frontalier peut démontrer subvenir aux besoins de l'enfant "par tout moyen").
Le Luxembourg utilise ainsi une formule "assez large" pour corriger la loi et se mettre en conformité avec une jurisprudence européenne. Le Grand-Duché avait été pointé du doigt pour avoir discriminé les frontaliers en cessant d'accorder l'allocation familiale aux frontaliers en famille recomposée : l'enfant du frontalier avait droit à l'allocation familiale, mais pas celui de son conjoint non-frontalier.