
Hier, lors de son discours sur l'état de la nation, le Premier ministre, Xavier Bettel, a notamment déclaré que "Nous sommes au début d'un changement de paradigme dans la politique du logement." Mais de changement de paradigme, il n’y en aura pas. Il s’agirait des mêmes recettes, qui n’auraient déjà rien apporté ces 40 dernières années, a déclaré Jean-Paul Scheuren, le président de la Chambre immobilière, mercredi chez nos collègues de RTL Radio.
La taxe annoncée sur la spéculation n’apporterait rien, ne vaudrait rien. Elle ne concernerait pas non plus les promoteurs. Les promoteurs ne seraient pas des spéculateurs. Ils auraient justement intérêt à ce que les projets soient réalisés rapidement.
Les procédures seraient tout simplement trop longues. Les grands lotissements durent 10 à 15 ans. Les communes ne se sont pas encore toutes dotées d’un PAG, critique Jean-Paul Scheuren, qui exige également que si un terrain est désigné comme terrain à bâtir, celui-ci puisse être construit sans que d'autres administrations telles que l'Environnement ou les Sites et monuments y mettent leur veto ou freinent les dossiers.
Pour construire plus, il faudrait impliquer les promoteurs privés, les pros, comme les nomme Jean-Paul Scheuren, et arrêter les accusations. Ce dont on a besoin, c'est de logements plus abordables et dans ce secteur aussi on pourrait gagner de l'argent, ce ne serait pas injustifié, selon Jean-Paul Scheuren.
Depuis des années, il manque au président de la Chambre Immobilière un dialogue avec les promoteurs. On ne leur parlerait pas. L’Etat préfèrerait tout faire tout seul, en s'appuyant uniquement sur des promoteurs publics, avec le résultat qu'on connaît. Mais c'est seulement ensemble que nous pourrions résoudre ce problème gigantesque.