
Le Luxembourg prévoit une rémunération temporaire pour ses anciens ministres. En effet, un article de la loi fixant le régime des traitements des fonctionnaires de l'État prévoit un "traitement d'attente" pour les ministres sortants.
D'une durée maximale de deux ans, il est toutefois encadré par plusieurs des conditions. Pendant le premier trimestre qui suit son départ, le ministre sortant qui a droit à ce traitement d'attente touchera la même rémunération de base que lorsqu'il était en fonction, mais sans l'indemnité de représentation. "C'est environ 18.380 euros pendant les trois premiers mois," explique Bob Gengler, Premier conseiller du gouvernement au ministère de la Fonction publique.
Ensuite, son montant diminue considérablement pour les 21 mois suivant. "À partir du quatrième mois, c'est environ 7.990 euros," poursuit Bob Gengler.
Il existe toutefois certaines conditions pour pouvoir percevoir ce traitement. Ainsi si un ministre sortant retrouve un travail, il n'y a en principe plus droit. Mais seulement à partir d'une certaine rémunération: "Le traitement d'attente est supprimé, si le revenu tiré d'une activité privée ou publique, est supérieur au double du traitement d'attente." Ce qui correspond à près de 16.000 euros.
Un ministre sortant peut aussi perdre son droit à ce traitement s'il refuse de reprendre son emploi auprès de l'Etat:"Si un ex-ministre refuse de réintégrer sa fonction auprès de l'État ou d'accepter une fonction supérieure, le traitement d'attente est supprimé."
Enfin un ministre sortant pouvant prétendre à la retraite, n'a pas droit au traitement d'attente.
En ce qui concerne les ministres sortants élus députés, ils ne doivent pas renoncer à leur traitement d'attente, le mandat de député n'étant pas considéré comme un emploi.
Le versement de ce traitement à un ex-ministre pendant la durée maximale de deux ans, représente une dépense de plus de 220.000 euros pour l'État luxembourgeois.