En raison des fortes précipitations observées ces dernières semaines, les champs étaient trop humides pour être exploités. Cela a entraîné des retards, les agriculteurs n'ayant pas pu ensemencer les champs ni récolter les cultures à temps. Le bétail a également dû rester principalement à l'abri dans les étables. De plus, l'humidité a favorisé la prolifération de diverses maladies fongiques, compliquant davantage les récoltes et entraînant des pertes.
Les conséquences varient d'un agriculteur à l'autre. Selon Jean-Claude Muller, producteur de fruits et légumes au Luxembourg, la récolte mécanique est presque impossible en raison de la saturation des sols. Il faudra donc faire des choix pour sauver certaines cultures :
"Certaines cultures, comme les pommes de terre, qui sont plantées plus tard, semblent mieux se porter. Les salades ont également résisté plus ou moins au mauvais temps, tandis que d'autres variétés de fruits et légumes ont beaucoup souffert. Il faut s'attendre à des pertes totales ou partielles sur certaines surfaces."
Pour Ben Majerus, lui aussi agriculteur au Luxembourg, la situation est également difficile pour les éleveurs. Les animaux ont été perturbés par les sorties répétées, et le fourrage destiné à l'hiver a déjà été utilisé. Cette situation entraîne une augmentation des dépenses directes. Les prairies sont également touchées : les pluies ont endommagé les champs, engendrant des frais indirects supplémentaires.
Bien que la saison ait mal commencé, Christian Hahn, président de la Chambre d'Agriculture, estime qu'il est trop tôt pour évaluer l'ampleur des pertes financières : "Il est nécessaire d'examiner cela sur une période plus longue, cela dépend encore du reste de l'année... L'année peut encore s'avérer sèche."
Hahn a ajouté que les prévisions météorologiques actuelles semblaient favorables, permettant aux agriculteurs de reprendre leur travail. Il a donc demandé de faire preuve de compréhension si les agriculteurs devaient travailler plus tard le soir ou le week-end.