Claudine SpeltzL'égalité des sexes est loin d'être complète malgré des progrès

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La présidente du Conseil national des femmes Claudine Speltz est revenue sur l'évolution des droits des femmes ce jeudi matin au micro de RTL.
© François Aulner / RTL

"D'importants progrès ont été réalisés ces 50 dernières années en matière de droits des femmes, mais nous sommes encore loin d'une égalité complète entre les hommes et les femmes", a déclaré Claudine Speltz. Elle cite notamment le domaine du travail, où les femmes sont encore sous-représentées aux postes à responsabilité.

Même si le Statec confirme dans ses analyses que les femmes gagnent légèrement plus en moyenne que leurs collègues masculins au Luxembourg, cet aspect ne montre qu'une partie de la situation.

"Il y a plus de femmes diplômées que d'hommes, et donc elles occupent des postes qui sont mieux rémunérés, mais en revanche, c'est un salaire moyen et horaire, qui ne tient pas compte de la façon dont les femmes travaillent et donc du temps de travail. Donc en termes de revenus, elles ont moins de revenus que les hommes, d'une part, et d'autre part, même si cet écart de salaire se réduit en taux horaire moyen, ça ne résout pas le problème des pensions, où les femmes ont des pensions de jusqu'à 40% inférieures aux pensions des hommes".

Les mères célibataires ont le plus de mal à trouver un logement car elles cumulent souvent moins d'heures de travail et touchent donc un salaire moins élevé, comme l'explique la présidente du Conseil des femmes:

"Ce sont les parties les plus concernées par le risque de pauvreté, voire par la pauvreté. Ça, c'est une chose. Et puis deuxièmement, en terme de garantie locative, en terme de garantie de paiement de loyer, il y a une réticence de la part des propriétaires de louer des biens à des femmes seules".

La problématique du marché du logement a également des conséquences sur les femmes victimes de violences conjugales. Les foyers sont remplis, et celui du Conseil des femmes a même affiché un taux d'occupation de 122% l'année passée.

"Parce qu'on tient compte des enfants aussi. Nous avons onze chambres qui peuvent accueillir deux personnes. Et donc quand il y a des enfants, cela donne un taux d'occupation plus important. Et c'est la problématique aussi. C'est que les femmes victimes de violence sont pratiquement obligées de rester dans le contexte de violence faute de places d'accueil."

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