EnseignementLe syndicat d'enseignants SEW s'étonne de la réouverture des écoles

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Le Syndicat Education et Sciences de l'OGBL critique aussi le fait que de simples détecteurs de dioxyde de carbone soient installés dans les classes, plutôt que des filtres à air.

"Il y a toujours un manque de communication et d'anticipation", a dit le Syndicat Education et Sciences (SEW) de l'OGBL jeudi après-midi lors d'une conférence de presse. La confiance des enseignants, mais aussi des parents, envers le ministère de l'Education a disparu.

Le syndicat s'étonne de la réouverture des écoles. C'est vrai qu'il est préférable d'avoir cours en classe plutôt que devant un écran, mais le concept de sécurité n'est pas convainquant. Les enseignants se sentiraient exposés à un risque élevé, selon Patrick Arendt, le président du SEW.

Détecteurs de CO2 versus filtres à air

Le SEW critique aussi le fait que de simples détecteurs de dioxyde de carbone soient installés dans les classes, au lieu de filtres à air.

Ces appareils de mesure indiquent quand il est temps d'aérer. Selon Patrick Arendt, ce ne serait pas la bonne voie: "Dans certaines écoles, les fenêtres ne s'ouvrent pas du tout ou très peu. Un filtre à air offrirait nettement plus de sécurité au personnel enseignant, mais aussi aux élèves et aux parents."

Interrogé, le ministère de l'Education a répondu que les filtres à air étaient conçus pour des pièces stériles, comme une salle d'opération. Une analyse de la Santé a montré que de telles machines n'étaient pas appropriées aux salles de classe.

Annulation des épreuves du cycle 4

Autre revendication du SEW: l'annulation des épreuves du cycle 4 au fondamental, comme ce fut le cas l'an dernier. Cela ôterait la pression aux élèves et aux parents. Selon Joëlle Damé, membre du SEW, de nombreuses questions restent en suspens: "Pour l'instant, on ignore si les écoles devront une nouvelle fois fermer. En outre, de nombreuses lacunes ont été constatées chez plusieurs élèves."

Le concept pour venir en aide aux élèves qui ne sont pas arrivés vraiment à suivre à cause de l'école à distance, n'aurait pas eu d'effet. Les classes d'été n'auraient pas non plus été très efficaces, estime le SEW.

Manque de communication vis-à-vis des remplaçants

La communication manquerait toujours de transparence. Cela vaudrait également pour la gestion des remplaçants, d'après Isabelle Bichler, en charge des remplaçants au syndicat Landesverband: "Ces personnes, qui vont effectuer un remplacement quand un enseignant est absent, ne seraient pas toujours informées qu'il y a eu un cas positif dans leur classe. Ce serait problématique parce que ces gens vont de classe en classe."

Le ministère de l'Education et les directions scolaires seraient dans l'obligation d'informer les remplaçants, poursuit Isabelle Bichler. Du côté du ministère de l'Education, on dit qu'on n'aurait pas connaissance que des remplaçants aient été traités différemment du reste du personnel enseignant. Lex Folscheid, Premier Conseiller au ministère, à ce propos: "Si une classe a été isolée à cause d'un seul cas positif, le remplaçant, comme les élèves, doit porter un masque. Si la classe est en quarantaine, aucun remplaçant n'intervient, puisque les enfants sont à la maison."

Table ronde de crise

Le syndicat SEW a encore proposé la tenue d'une table ronde de crise pour que tous les acteurs puissent discuter ensemble. Selon Lex Folscheid, les différents acteurs sont déjà consultés actuellement par le ministère de l'Education, mais il ne serait pas fermé à cette idée.

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