
Sollicité jeudi, le secrétaire général de l'Horesca, François Koepp, a réagi aux annonces gouvernementales liées à la pandémie de coronavirus. Des annonces qui impliquent un mois de fermeture supplémentaire pour les établissements du secteur de la restauration.
Une décision qui a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et qui révolte le représentant de l'Horesca qui nous a déclaré être "terriblement déçu". "L'urgence était de nous fermer et malgré tout, les infections ne baissent pas" a-t-il lâché avant d'affirmer "nous ne sommes pas le 'hotspot' de cette crise". À ses yeux, le secteur de l'Horeca aurait été fermé "à tort".
Mais au delà de ces préoccupations, François Koepp s'inquiète de la situation économique d'un secteur qui "n'a plus d'argent" d'après lui. Il explique que "les aides prennent trop de temps à venir" et que la procédure de remboursement du chômage partiel "est beaucoup trop lente". D'après lui, "on attend encore les remboursements du mois d'octobre"...
Pour le secrétaire général, "la lumière au bout du tunnel" c'est la loi des coûts non couverts "qui a été élaborée en concertation avec l'Horesca et qui est très bien". Mais ici aussi, il dénonce la lenteur du processus. "C'était urgent de nous faire fermer boutique mais ça ne l'est pas autant de nous donner accès à ces aides" déplore-t-il.
Le vote de loi est prévu jeudi prochain à la Chambre des députés mais le représentant de l'Horesca ne s'en satisfait pas. Il demande à ce que "ça aille vite" et que "les formulaires soient en ligne le lendemain au plus tard". "On nous prive de notre droit de travailler, il est donc naturel que l'on couvre nos coûts" ajoute-t-il.
François Koepp considère qu'il est impératif de faire la lumière sur la crise que traverse le secteur. Il décrit un secteur "déjà très fragilisé" par le premier confinement et qui va manifestement devoir "souffrir" pendant un mois de plus. Il soutient que lorsque les aides seront arrivées, les entreprises qui sont aujourd'hui "à bout de nerf", seront "bien plus tranquilles".
En attendant, il affirme que le secteur "n'a plus d'argent" et s'inquiète "du devenir des salariés" en assurant vouloir éviter les licenciements "à tout prix". Une problématique qui émeut beaucoup d'internautes et qui a donné naissance à de multiples gestes de soutien, notamment ce filtre "Je soutiens mon restaurateur", récemment apparu sur Facebook.