Malgré le travailLe risque de pauvreté augmente encore au Luxembourg

RTL Infos
Un travailleur européen sur dix était menacé de pauvreté en 2018. Un chiffre qui augmente plus au Luxembourg qu'ailleurs.

Luxembourg a beau avoir le PIB par habitant et le salaire minimum les plus élevés d'Europe, il est pointé du doigt par Eurostat concernant le risque de pauvreté des travailleurs.

Selon les chiffres de 2018, Luxembourg affiche en effet un des taux les plus élevés d'Europe: 13,5% des travailleurs risquent de tomber sous le seuil de pauvreté. C'est très nettement au-dessus de la moyenne européenne (9,5%) et seule la Roumanie fait pire avec un taux de 15,3%.

Suivent l'Espagne (12,9%), l'Italie (12,2%), le Royaume-Uni (11,3%) et la Grèce (11,0%). À l'autre bout du tableau, les taux les plus bas ont été enregistrés en Finlande (3,1%), en Tchéquie (3,4%), en Irlande (4,9%), en Belgique et en Croatie (tous deux 5,2%) ainsi qu'en Danemark (5,4%).
"Au cours de la dernière décennie, la part des personnes en emploi menacées de pauvreté a augmenté dans la majorité des États membres", note Eurostat. Et c'est au Luxembourg que ce risque a le plus crû en 10 ans avec 4,1% d'augmentation. Il est suivi par l'Italie (3,2%), le Royaume-Uni (2,8%), la Hongrie (2,6%) et la Bulgarie (2,4%). En revanche, la Grèce (-3,3%), la Lettonie et la Roumanie (toutes deux -2,4%), le Portugal (-2,1%) et la Finlande (-2,0%) ont vu le risque baisser.

LES TEMPS PARTIELS PLUS MENACÉS

Le risque de pauvreté au travail dans l'UE diffère légèrement entre les femmes et les hommes. En 2018, 9,9% des hommes occupés étaient menacés de pauvreté contre 9,1% des femmes. C'est l'inverse au Luxembourg où les pourcentages sont de 13% pour les hommes et 14% pour les femmes.

Les travailleurs à temps partiel et les employés sous contrat temporaire sont aussi plus susceptibles d'être sous le seuil de pauvreté au travail. En 2018, les travailleurs à temps partiel dans l'UE étaient deux fois plus à risque de pauvreté (15,7%) que ceux employés à temps plein (7,8%), tandis que les employés occupant des emplois temporaires présentaient un risque presque trois fois plus élevé (16,2%) que ceux qui ont un emploi permanent (6,1%).

La définition du seuil de pauvreté donnée par Eurostat détaille qu'il s'agit de 60% du revenu disponible médian, après les transferts sociaux. Pour l'année étudiée, cela concernait ceux qui percevaient moins de 2.013 euros par mois au total.

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