Fusion de la NordstadLe référendum décalé de quatre ans ?

Maurice Fick
L'organisation du référendum sur la fusion de cinq communes pour créer la future "Nordstad" doit avoir lieu dans 9 mois mais rien n'est moins sûr: "La balle est dans le camp du gouvernement", lance Pascale Hansen, porte-parole de la Nordstad ce lundi matin.
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À l'automne 2018, depuis trois ans donc, la quasi totalité  élus communaux (52 sur 53) de cinq communes du nord du pays (Ettelbruck, Diekirch, Schieren, Erpeldange-sur-Sûre et Bettendorf) ont dit "oui" à l'idée créer ensemble la "Nordstad", qui deviendrait dès lors le 3e pôle du pays, après Luxembourg-Ville et Esch-sur-Alzette.

"Les négociations de fusion sont en cours et c'est pourquoi il est déjà bénéfique pour les cinq localités concernées de faire une Nordstad. Justement dans l'intérêt de la population", avait expliqué en mars, Claude Hagen, bourgmestre de Diekirch.

Pour l'heure, un référendum sur la fusion est planifié pour juin 2022, soit un an avant les élections communales fixées aux 11 juin 2023. Mais calendrier pourrait être bousculé. "Nous voulons demander aux citoyens leur avis mais la balle est dans le camp du gouvernement car nous attendons toujours une réponse à deux questions cruciales. Primo: qu'en est-t-il de la subvention de 5.000 € par personne que nous avons demandé? Et secundo: Quelle est la position du CGDIS?", interroge Pascale Hansen, porte-parole de la Nordstad, au micro de RTL Radio ce lundi matin.

À défaut de réponse du gouvernement, le calendrier pourrait être reculé. Dans les scénarii sur la table, "il existe la possibilité d'organiser le référendum après les élections communales et, si tel était le désir des citoyens, la fusion interviendrait seulement à mi-parcours de la prochaine législature", reconnaît Pascale Hansen. Ce qui nous ramènerait à 2026... au lieu de 2022.
La question cruciale reste celle du financement: Les communes réclament un chèque de 120 millions d'euros à l'État. Mais la ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding a déjà fait comprendre qu'elle n'était pas disposée à le signer. Cet automne, un entretien est prévu entre les deux parties sur le financement et les grands projets dont un listing a déjà été remis au linistère de l'Intérieur.

"Ces 120 millions d'euros sont fondés. D'autant que je lis que le nouveau concept de mobilité de la Nordstad coûtera lui 1,7 milliards d'euros. Au vu de ce que nous revendiquons, ce n'est pas exagéré", estime Pascale Hansen.

L'autre problème est la création d'un grand centre CGDIS, où une solution reste à trouver. Le ministère de l'Environnement a récemment donné son veto sur le terrain qui était prédestiné. "Le gouvernement cherche un autre site mais nous ne le comprenons parce qu'il y a quelques années l'État et la commune de Diekirch avait acheté un terrain de 7 hectares au Fridhaff qui est pour nous le site idéal",

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