
Claude Turmes s'est dit "très heureux que les ménages et les entreprises puissent être aidés si rapidement et sans bureaucratie." Il a fallu intervenir massivement sur les prix de l'énergie pour éviter cinq tranches indiciaires, et donc baisser les prix du gaz et de l'électricité, a t-il ajouté. La baisse d'un pourcent de la TVA était aussi nécessaire.
Il est important de maintenir la paix sociale dans le pays. En plus de la guerre, les gens ne devraient pas avoir "peur financièrement" de ne pas pouvoir payer leurs factures.
Le ministre a affirmé "ne pas perdre de vue la politique climatique", ni trahir l'idéologie verte. Dans le pacte de solidarité issu de l'accord tripartite, "200 millions d'euros sont prévus pour la protection du climat". Claude Turmes a cité l'exemple de la subvention maximale pour une pompe à chaleur qui passera de 15.000 à 18.000 euros.
Claude Turmes ne croit pas que le plafonnement des prix de l'énergie aura un effet négatif sur la motivation des citoyens à faire des économies d'énergie. En ce domaine, "l'Etat serait exemplaire avec ses 20 degrés dans les bâtiments publics." La mesure serait "accueillie très favorablement". Les communes et les entreprises seraient en bonne voie. Le ministre est convaincu que l'objectif d'économie d'énergie sera atteint même sans coercition, grâce à la vaste campagne d'économie lancée.
En ce qui concerne les avances pour le gaz, chez les fournisseurs, beaucoup d'employés sont précisément en train de tout recalculer. Il ne faudra pas payer la hausse de 80% ou plus, ce sera plafonné à +15%. Les clients recevront un nouveau courrier avec de nouvelles avances une fois que l'ajustement aura été effectué.
Les utilisateurs de pellets de bois, dont le prix a aussi fortement augmenté, seront également soutenus. Le détail n'est pas encore précisément connu, il devrait s'agir d'un système similaire à celui pour le fioul de chauffage, a déclaré le ministre.
"La situation actuelle est très sérieuse", a souligné Claude Turmes, particulièrement après les éventuels actes de sabotage sur les gazoducs de Nord Stream en mer Baltique. "La Norvège ferait également surveiller ses plateformes de forage par des militaires et des navires patrouilleraient également en Méditerranée, afin que rien ne puisse s'y passer."