
C'est du moins l'avis de Pit Bach, le secrétaire central du département "Santé" de l'OGBL. Beaucoup de gens sur le terrain contacteraient le syndicat parce qu'ils ont le sentiment de ne pas être protégés de manière adéquate contre le coronavirus avec le matériel dont ils disposent.
Même si 92,5% des résidents de maisons de retraite et de soins se sont fait vacciner contre le coronavirus, la situation ne semble pas se détendre dans ces établissements. Rien que le week-end dernier, trois nouveaux clusters ont été signalés dans des Centres intégrés pour personnes âgées (Cipa) à Rodange, Bofferdange et Niederkorn.
La question qui se pose est comment le virus arrive dans ces structures. Il faut aussi se demander comment il serait possible de mieux protéger les pensionnaires. Dans ce contexte, le matériel de protection pour le personnel est un élément important. Or ces derniers temps, les problèmes seraient de plus en plus fréquents, selon Pit Bach. Surtout quand le personnel travaille avec des personnes atteintes de certaines maladies, telles que la démence, qui pourraient moins bien se protéger et moins protéger les autres.
Certains salariés ne disposent par mois que de deux à quatre masques FFP2, qu'ils doivent donc sans cesse réutiliser. D'autres ont été invités à laver des masques, bien qu'il figure dessus qu'ils ne sont pas censés l'être.
L'autre protection contre le coronavirus tant pour le personnel que pour les pensionnaires, c'est la vaccination. 68,7% des résidents de maisons de retraite et de soins ont déjà reçu leur deuxième dose. En revanche, le taux de vaccination reste relativement bas parmi le personnel dans le secteur de la santé et des soins à la personne, ce qui suscite des critiques. Il serait de 51%, selon le ministère de la Santé.
Pit Bach ne souhaite toutefois pas critiquer la disposition à se faire vacciner. Selon ce qu'entendrait l'OGBL, il y aurait une volonté relativement élevée parmi les acteurs de terrain. Du côté des pouvoirs publics, tous les efforts seraient entrepris pour informer et sensibiliser.
Une explication au fait que certains ne se font pas vacciner, serait que de nombreuses jeunes femmes, qui sont peut-être enceintes ou souhaitent l'être, travaillent dans ce secteur. Il y aurait certains cas, où les gens auraient des questions par rapport à la vaccination.
La Commission nationale d'éthique recommande de mener un dialogue élargi sur le thème de la vaccination obligatoire. Nous ne voudrions toutefois forcer personne à se faire vacciner, dit Julie-Susanne Bausch, présidente de la CNE.
Les tests rapides pourraient apporter plus de sécurité dans les maisons de retraite et de soins. Mais le ministère de la Santé n'a pas encore fourni d'information sur leur mise en place.
Il semble que les responsables n'aient pas encore déterminé ce qui se passait avec une personne testée positive dans ces circonstances. Et il subsiste toujours le problème que personne ne peut être forcé à subir un test.