Gestion locative socialeLe nord du Luxembourg manque de studios à prix abordable

RTL Infos
Le marché du logement luxembourgeois ne permet pas toujours à tout le monde de trouver un bien correspondant à leur budget. La gestion locative sociale est une solution, mais elle a ses limites.

De plus en plus de personnes aux revenus modestes optent pour cette option qui permet aux propriétaires de mettre leurs biens à disposition de structures sociales conventionnées afin que celles-ci s'occupent de la location à un prix plus abordable. Le nord du pays n'échappe pas à la règle, ici aussi de tels biens sont très convoités mais les défis sont souvent très différents du reste du pays.

Le bureau social Resonord, installé dans l'ancien bâtiment de la commune de Hosingen, s'occupe d'environ 28.000 habitants répartis dans neuf communes. La GLS, gestion locative sociale, y est proposée depuis quatre ans. La durée de location maximale est de trois ans, et le loyer est de 30 à 40% moins cher que sur le marché conventionnel. Mais les propriétaires bénéficient de certains avantages très intéressants.

"Les propriétaires touchent peut-être moins que s'ils louaient leur bien sur le marché libre, mais nous garantissons qu'ils n'auront aucun problème avec les locataires et qu'ils percevront leur loyer de manière régulière. Ce dernier est en outre exempt d'impôts à hauteur de 75%, un taux que le nouveau gouvernement voudrait augmenter à 90%", explique Fränk Dimmer, le vice-président de Resonord.

Resonord s'occupe en outre d'éventuelles réparations et garantit que le logement pourra être rapidement libéré si le propriétaire veut le récupérer pour l'occuper lui-même.

La structure sociale précise qu'actuellement, 130 dossiers sont en attente d'un bien, la demande est donc bien présente. Il s'agit aussi bien de personnes célibataires que de familles. 60 biens sont gérés par la GLS dans cette zone du pays, et le caractère rural ne facilite pas toujours la situation car les biens proposés ne correspondent pas toujours aux demandeurs. Le nombre de maisons à louer augmente alors que les studios sont plus compliqués à trouver, et la demande pour ce type de logement est justement très élevée.

"C'est pour cela que nous avons plutôt besoin de plus de studios ou de petits appartements afin de couvrir cette demande dans notre région", souligne Dan Diederich, éducateur gradué Resonord.

Même si de nombreuses familles sont concernées, beaucoup de demandes émanent de personnes seules. C'est le cas d'Edith Hounwanou, qui a pu profiter de l'offre de GLS: "très bien, très bien, ça me va très bien, le loyer, tout. Le village aussi c'est calme, j'aime bien le village. L'appartement est grand, deux chambres, salon, alors que à Hosingen, là d'où je viens, là c'est une chambre, salon. Ici ça me va avec mon fils, on est tranquille. Très bien, j'aime bien".

Elle espère cependant bientôt pouvoir s'acheter un appartement afin de ne pas devoir rester locataire trop longtemps. Mais franchir le pas entre la gestion locative sociale et le marché conventionnel n'est pas chose facile.

Le reportage de RTL Télé (en luxembourgeois):

Am Norde feelt et u bezuelbare Studioen
Ëmmer méi sozial schwaach Persounen d'Gestion locative sociale an Usproch. Am Norden ass dat méi schwiereg wéi soss am Land.

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