Ligue Médico-SocialeLe nombre de maladies respiratoires encore élevé au Luxembourg

RTL Infos
44 cas de tuberculose ont été détectés l'année dernière, une augmentation de 18% au Grand-Duché.

Le nombre de maladies respiratoires, comme la tuberculose, reste élevé au Luxembourg, c'est ce qui ressort du bilan 2018 de la Ligue Médico-Sociale.

Cette ligue existe depuis 110 ans, à l'époque elle avait été créée pour lutter contre la tuberculose. De nos jours, leurs activités se sont diversifiées et elles se concentrent sur trois domaines: prévention, médico-sociaux et sociaux. La présence de la tuberculose est encore très grande, selon Jean Rodesch, le secrétaire général de la Ligue dans une interview accordée à RTL.

16.000 consultations ont été effectuées l'année passée, un nombre partiellement influencé par la crise migratoire qui impose un passage auprès d'un professionnel de la santé afin d'obtenir une autorisation de séjour.

L'année passée, 44 cas de tuberculose ont été détectés. Une augmentation de 18% par rapport à 2017. Le secteur de la santé est fortement sollicité dans la lutte contre cette maladie, les docteurs doivent la prendre très au sérieux afin de limiter les infections. C'est la maladie infectieuse qui fait le plus de morts dans le monde. Environ 4.500 personnes en meurent chaque jour. Un quart de la population mondiale est contaminée par le virus, ce qui n'équivaut pas forcément à un déclenchement de la maladie.

Les personnes les plus sensibles sont celles qui vivent dans des conditions socio-économiques défavorables, les personnes séropositives, diabétiques ou sous-alimentées, selon la Ligue.

Un gros travail sur le plan social a été effectué l'année dernière selon Jean Rodesch. Les ménages obtiennent de l'aide afin de pouvoir maintenir une qualité de vie correcte. Ce sont surtout les surendettements qui font peur aux responsables de la Ligue.

2.300 demandes de renseignement ont été introduites, 400 dossiers de surendettement sont suivis de manière régulière afin d'aider les personnes concernées à sortir de cette situation. Certaines font froid dans le dos, comme les cas de saisies-arrêts, qui ont été recensés à plus de 10.000 en 2017.

La solidarité dans la société pose un réel problème. Certaines personnes vont en Belgique afin d'obtenir un prêt, parfois dans des conditions douteuses. Selon Jean Rodesch, le ministère de l'Economie et la CSFF (Commission de Surveillance du Secteur Financier) devraient travailler ensemble afin de maîtriser ce problème, car les emprunteurs sont réellement exploités et n'arrivent plus à s'en sortir.

La Ligue médico-sociale préconise un changement radical dans ce domaine.

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