
Les chasseurs ont l'impression qu'en matière de chasse, Serge Wilmes reste sur une ligne plutôt verte, ce qui signifie pour eux une "non-avancée" dans des dossiers importants. En conséquence, le discours du président de la fédération contenait quelques exigences et reproches concrets à l'adresse du nouveau gouvernement et de l'Administration de la nature.
Les chasseurs se considèrent négligés par les autorités politiques, alors qu'ils agissent pour la nature et sa protection. Année après année, les mêmes points sont abordés dans le thème de la chasse, sans que la situation n'évolue en leur faveur. La première confrontation publique entre le nouveau ministre et le président de la fédération des chasseurs est restée agréable mais déterminée. Serge Wilmes, au nom du gouvernement, s'est revendiqué proche de la chasse et a promis une collaboration dans le respect des connaissances et de l'expérience des chasseurs. Les deux parties ont confirmé qu'il faut aller au-delà des mots et appliquer les décisions.
Le gouvernement souhaite organiser au plus tard au début de l'automne une sorte d'assises avec la fédération des chasseurs et tous les acteurs concernés. Aucun sujet ne sera tabou et aucune restriction n'y sera de mise pour les chasseurs en tant que partenaires de la protection de la nature et des forêts.
Pour sa première apparition publique avec les chasseurs, le nouveau ministre de l'environnement, Serge Wilmes, s'est montré prêt au compromis, tout comme les représentants de la fédération, qui se sont toutefois montrés intransigeants sur un point: le piégeage des sangliers. Jo Studer, le président de la fédération des chasseurs souhaitait une déclaration contraignante du ministre dans ce dossier et il l'a obtenue.
"Ce gouvernement n'inclura pas le piégeage comme méthode de chasse dans le droit relatif à la chasse, c'est une déclaration très claire que nous respecterons ". Pas de piégeage du sanglier au niveau national donc: c'est ainsi que peuvent être traduit les propos de Serge Wilmes, qui n'a pas relevé la remarque du président de la fédération sur le fait que certains membres de l'Administration de la nature soutiendraient cette méthode.
Selon le ministre de l'Environnement, la collaboration à l'avenir devra être factuelle, constructive et coopérative. Avec cette première sortie du nouveau ministre de l'Environnement auprès des chasseurs, une nouvelle ère a théoriquement commencé dans la relation entre les chasseurs et la politique. Lors de cette assemblée générale, Serge Wilmes a précisé que le gouvernement soutient la chasse et apprécie le travail des chasseurs dans le domaine de la préservation de la nature.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: