
Au cycle 1, correspondant à l'ancien enseignement préscolaire, la présence d'un deuxième intervenant dans la classe aux côtés de l'enseignant, est prévue. Comme c'est déjà le cas dans les classes de l'enseignement précoce, l'enseignant ou l'enseignante sera assisté(e) par un éducateur ou une éducatrice, afin d'encadrer les enfants de manière optimale. Claude Meisch a toutefois précisé que cela ne signifie pas qu'au cours de cette législature, un deuxième intervenant sera ajouté dans chaque classe du cycle 1.
"Nous savons que ce sera un gros effort au niveau du personnel. Nous avons environ 850 classes au cycle 1, y ajouter chaque fois une personne à temps plein, vous savez que ce n'est pas possible en cinq ans, si nous considérons, par exemple, le nombre d'éducateurs et d'éducatrices formé(e)s par an au LTPES. Nous devons donc procéder étape par étape. Il faut avant tout développer un concept sur la manière dont l'intervention d'une deuxième personne au cycle 1 peut être vraiment bénéfique pour les enfants."
Les projets envisagés dans le chapitre "éducation" du programme gouvernemental seront accompagnés scientifiquement et testés dans un premier temps dans des projets pilotes. Comme c'est déjà le cas avec le projet pilote d'alphabétisation au choix en français, qui devrait être généralisé au plus tôt en 2026. Afin de prendre en compte la diversité de la population scolaire, trois écoles internationales supplémentaires seront ouvertes à Schifflange, Dudelange et Luxembourg-Ville. En outre, l'offre de langues sera flexibilisée dans les lycées. Comme l'ont déjà souligné les responsables de l'Observatoire de l'enfance, de la jeunesse et de la qualité scolaire, les exigences actuelles ne sont pas réalistes.
"Pouvoir plus tard maîtriser parfaitement trois langues au même niveau: quand nous parlons aux gens et que nous nous regardons, si nous sommes honnêtes, nous ne le faisons pas et nous n'y parvenons pas. C'est la question qui doit être discutée en matière d'enseignement des langues." Une offre de matières en français et en allemand peut être envisagée, selon Claude Meisch, qui n'a voulu anticiper aucune décision.
"Le ministre n'a certainement pas toutes les réponses. Le ministre a peut-être un avis sur tout, mais il ne le donne cependant pas à chaque occasion, car je sais qu'ensuite c'est la seule chose qui est discutée. Et dans les processus que nous avons dans le programme gouvernemental, je me vois plutôt comme le modérateur, comme celui qui tente de construire des ponts entre différentes positions, que comme celui qui dit 'je le sais mieux que vous tous'."
La suppression des sections dans le secondaire classique ne sera certainement pas généralisée au cours de cette législature, des projets pilotes devront d'abord être élaborés.
La formation professionnelle sera revalorisée avec une offre plus large et plus moderne. L'enseignement continuera à être modernisé et dynamisé, en termes de contenus et d'offres linguistiques, mais surtout avec l'introduction de nouveaux parcours qualifiants, tels que la Première DAP, qui permet aux élèves du secondaire classique et général de faire également un apprentissage. "Quand la fille, le garçon de 15 ans rentre à la maison et dit: 'je veux suivre une formation professionnelle, je veux être boucher, je veux être peintre, je veux faire quelque-chose dans ce domaine, c'est ma passion', nous savons comment réagissent de très nombreux parents. Ils disent: 's'il te plaît, passe d'abord ta première et ensuite on verra.'" A ce moment-là, les élèves doivent actuellement quasiment recommencer depuis le début en formation professionnelle, ce qui les décourage.