
Aujourd'hui établie à dix ans après les faits pour une personne majeure et dix ans à partir de leur majorité pour les mineurs (et plus tard si une instruction est lancée), la durée de prescription du viol pourrait être revue à la hausse au Luxembourg. C'est ce qu'a laissé entendre le ministre de la Justice Félix Braz, dans une réponse à une question parlementaire du député Sven Clement (Piraten).
Alors que le député suggère de porter ce délai à 30 ans, le ministre a laissé le débat ouvert, se reportant à l'accord de coalition voté en 2018, qui indique que "l'ensemble des délais de prescription devront être évalués et redéfinis dans un cadre cohérent".
Le nombre de plaintes pour viol a baissé ces trois dernières années au Luxembourg. Alors qu'on en comptait 106 en 2016 (ce nombre avait presque doublé par rapport à 2015), le ministre en a rapporté 84 pour l'année 2017 puis 76 en 2018. Une amélioration en termes de plaintes formellement déposées, même si que le ministre rappelle que toutes les victimes ne sont pas prêtes à engager des poursuites.